Vente aux enchères de 5 blocs pétroliers : CGG nommé consultant technique

Economie

Vente aux enchères de 5 blocs pétroliers : CGG nommé consultant technique

La compagnie française CGG, spécialisée dans l’exploration du sous-sol, a été mandatée par le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures en tant que consultant technique dans le cadre de la vente aux enchères de 5 blocs pétroliers.

 

La société qui est un des leadeurs mondiaux dans ce domaine, sera chargée de la promotion du 11e cycle de mise aux enchères des blocs pétroliers situés en eaux profondes ayant un fort potentiel énergétique. L’édition 2015-2016 sera lancée le 27 octobre et comprendra une série de séminaires qui se tiendront le 24 novembre à Libreville, le 26 à Paris, le 30 à Singapour, et le 3 décembre à Houston. L’équipe de CGG participera aux séminaires, au même niveau que la direction générale des hydrocarbures.

 

Des compagnies pétrolières devront soumettre leurs offres entre le 15 février et le 31 mars 2016. Selon les représentants de la CGG, les prétendants pourront espérer une réduction des risques d’exploration grâce à une « grande qualité des résultats intermédiaires » obtenus avec une récente étude BroadSeis réalisée par la société.

 

L’étude est conçue dans le cadre de l’accord signé entre le ministère du Pétrole et des Hydrocarbures et la CGG et prévoit une analyse de données sismiques de près de 50 000 km2 d’eaux territoriales. Il s’agit en particulier d’acquérir et traiter 35 000 km2 de données 3D BroadSeisTM sur les blocs situés en eaux profondes gabonaises, de même que de données 2D étalées sur 9 900 km2 en eaux très profondes.

 

C’est notamment les données sismiques recueillies pendant la première phase du projet couvrant environ 25 000 km2 qui serviront comme base au rapport de perspective géologique mis à disposition de futurs clients. Il sera demandé aux participants des enchères d’acquérir une quantité minimum de ces données pour être préqualifiés pour ce 11e cycle.

 

La fiabilité des informations est assurée par l’utilisation de deux navires sismiques 3D haut de gamme et l’implication du centre CGG au Royaume-Uni qui va procéder à l’imagerie en profondeur des données reçues. Jean-Georges Malcor, directeur général de CGG, rappelle que « cet accord exclusif fait suite au soutien apporté par CGG à la DGH en 2009 pour la valorisation des eaux de grande profondeur au large du Gabon. Ce nouveau programme vise à imager la géologie pré-salifère du Gabon grâce à l’enregistrement sismique 3D basse-fréquence avec BroadSeis, notre solution à large bande de fréquences. Il permettra ainsi aux compagnies pétrolières de réduire le risque d’exploration associé à ce nouveau bassin très prometteur et favoriser le développement des ressources du pays ».

 

L’exploration des eaux profondes du Gabon avec leur géologie très complexe demeure un vrai challenge pour des compagnies pétrolières qui, pour le moment, concentrent leurs activités exploratoires sur le domaine onshore et offshore conventionnel. Les eaux profondes et très profondes constituent 81 % du bassin pétrolier gabonais et restent mal explorées. Pourtant elles cachent un fort potentiel : en octobre 2014 le géant pétrolier Shell a annoncé la découverte de gaz en eau profonde dans un réservoir pré-salifère,  à 145 kilomètres au large des côtes gabonaises, à l’ouest de Gamba.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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