Héritage Bongo : fin des rumeurs autour de l’acte de naissance d’Ali

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Héritage Bongo : fin des rumeurs autour de l’acte de naissance d’Ali

Fin d’une rumeur malicieuse. Maitre Lydie Relongoué, notaire qui à l’époque avait assuré la succession d’Omar Bongo Ondimba, a affirmé dans un communiqué publié dans le quotidien L’union de ce mardi que l’actuel chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba avait bel et bien déposé son acte de naissance dans le dossier de l’héritage d’Omar Bongo Ondimba. “Contrairement à ce qui a été dit ou laissé dire, dans quelques journaux nationaux et internationaux, j’affirme que Monsieur Ali Bongo Ondimba n’a pas renoncé à sa part d’héritage de la succession de feu le Président Omar Bongo Ondimba.”

 

Dans ce courrier daté du 26 mars 2010 adressé à “tous les successibles”, Me Lydie Relongoué, notaire librevilloise en charge de la succession du patriarche après son décès en 2009dans une clinique barcelonaise, priait instamment les héritiers de lui fournir les documents d’identité requis pour établir l’indispensable “acte de notoriété”. L’article 713 du Code civil gabonais stipule que “le successible qui n’a pas pris parti dans un délai de douze mois après l’ouverture de la succession, est réputé avoir renoncé” à celle-ci.  De cette disposition et ce courrier était née une rumeur selon laquelle l’actuel président ne s’était pas exécuté, et qu’il était donc exclu de la transmission de patrimoine.

 

La succession d’Omar Bongo Ondimba divise la famille de l’ancien dirigeant, dont la fortune est colossale. Une des légataires, Onaïda Maïsha, a porté plainte à Paris contre son frère Ali Bongo Ondimba pour le sommer de déposer dans son dossier d’héritier légal d’Omar Bongo Ondimba, une copie originale de son acte de naissance. Six ans après le décès d’Omar Bongo, cette déclaration let un terme à l’opacité qui régnait aussi autour d’elle. “En conclusion, je proteste contre les procédés qui consistent à vouloir utiliser les documents rédigés dans mon étude dans le cadre de la succession de feu le Président Omar Bongo Ondimba, à d’autres fins que ceux pour lesquelles ils ont été établis.” Voilà qui a le mérite d’être clair.

 

Le seul testament laissé par “Papa Bongo”, déposé auprès d’un notaire niçois, date de 1987. Antérieur au mariage de son auteur avec Edith-Lucie, fille du président congolais Denis Sassou-Nguesso, et à la naissance de Yacine Queenie et d’Omar Denis Jr, les deux enfants issus de cette union, il ne mentionne que dix héritiers, ce qui nourrit les controverses. Par ailleurs, le président Ali Bongo avait annoncé en août dernier qu’il allait céder la part de l’héritage de son père Omar Bongo à la jeunesse de son pays par le biais d’une fondation pour la jeunesse et l’éducation.

 

Rédactrice pour diverses publications politiques, Romane Bousso est une citoyenne engagée. Convaincue du potentiel de son pays d’origine, le Gabon, sur la scène internationale, elle milite pour un développement économique et durable rapide mais concerté de ce dernier.

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