Persistance de la croissance au Gabon

Economie

Persistance de la croissance au Gabon

La diversification de l’économie, l’industrialisation nationale et l’orientation vers de nouveaux débouchés de croissance – le numérique en tête – portent leurs fruits au Gabon. Le gouvernement gabonais table sur un taux de croissance de 4,2% en 2015, a annoncé jeudi, le ministre de l’Economie, Régis Immongault. Tiré depuis 2009 par un projet prometteur, le Plan Stratégique Gabon Emergent (PSGE), le pays continue sur sa lancée.

 

Le Conseil national du Crédit du Gabon s’est réuni le mercredi 4 novembre à Libreville, sous la présidence de Régis Immongault, ministre du Développement durable, de l’économie, de la promotion des investissements et de la prospective. “Du côté du ministère de l’Economie, nous prévoyons une croissance de 4,2% en 2015, alors que la BEAC prévoit un taux plus élevé”, a déclaré M. Immongault. Entre 2009 et 2014, le taux de croissance moyen a été de 5,9% au Gabon.

 

Les bonnes nouvelles s’accumulent alors que la situation régionale est difficile. La mutation et la diversification de l’économie gabonaise est en marche et, malgré le ralentissement substantiel du secteur pétrolier, d’autres secteurs portaient désormais la croissance, comme l’agro-alimentaire, le secteur minier ou encore le secteur tertiaire – en particulier le numérique qui emploie directement ou indirectement plus de 12 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 293 milliards de FCFA en 2014.

 

Concernant les Investissements directs étrangers (IDE), Régis Immongault a déclaré que le Gabon devrait avoir une politique toujours plus attractive dans ce domaine, même si les efforts entamés ont permis des avancées notables. Ainsi, depuis 2009 et le début du mandat du Président Ali Bongo Ondimba, le montant total des IDE pour le Gabon est passé de 2,5 à 5 milliards de dollars (en 2014).

 

S’agissant du système bancaire gabonais, le Conseil a noté que la situation d’ensemble demeure satisfaisante compte tenu du respect de l’essentiel des normes prudentielles. Par ailleurs, les banques gabonaises ont réalisé un résultat net global positif de 32,4 milliards de FCFA au 31 décembre 2014. Pour l’heure, le pays peut se féliciter d’avoir su tirer son épingle du jeu malgré un contexte difficile. Le ministre a néanmoins précisé que cette croissance devait être toujours plus inclusive, afin qu’elle crée de l’emploi et qu’elle profite au plus grand nombre.

 

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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