Traffic du bois au Gabon : grosse prise

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Traffic du bois au Gabon : grosse prise

26 personnes ont été arrêtées dans le nord-est du pays pour commerce illégal de Kevazingo, une essence de bois précieux. Plusieurs cadres de l’administration dans la province de l’Ogooué Ivindo sont suspectés d’avoir pris part dans le commerce de ce bois très précieux, menacé de disparition à cause de son exploitation sauvage.

 

L’iboga, le Kevazingo, autant de plantes rares aux vertus avérées qui pourraient bien disparaître. Le premier, aussi appelé “or vert”, est connu et étudié par les chercheurs occidentaux depuis maintenant près de deux siècles pour ses capacités anti-addictives aux drogues dures. L’iboga pourrait disparaître du domaine public d’ici 2018 si rien n’était entrepris urgemment pour le protéger et le replanter. Une enquête a permis de constater que, l’iboga se raréfiant à une vitesse stupéfiante dans ce que furent les grandes réserves sauvages et publiques sur l’ensemble du territoire gabonais.

 

Le Kevazingo est pour sa part une des essences célèbres du Gabon. De couleur rouge, noire ou marron, ce bois met des années à arriver à maturité. Du fait de sa densité et sa résistance, il est utilisé pour fabriquer des meubles des parquets et moulures ou encore des instruments de musique. De ce fait la demande est plus élevée que l’offre. Pour du Kevazingo de gros diamètre vendu en un seul bloc, le mètre cube peut atteindre 1 à 2 millions de F CFA (1.500 à 3.000 euros) à Libreville. La moyenne se situe entre 180.000 et 400.000 F (300 et 600 euros) le mètre cube.

 

Depuis la loi n°016/2001 du 31 décembre 2001 portant code forestier en République gabonaise, l’Etat Gabonais s’est doté d’un arsenal juridique pour réglementer les activités forestières afin de lutter efficacement contre l’exploitation forestière illégale sur tout le territoire national. Cependant, malgré cette réglementation, preuve d’une volonté indéniable du législateur à préserver la forêt gabonaise, bon nombre de personnes n’hésitent pas à se lancer dans l’exploitation forestière sans autorisation de l’administration des Eaux et Forêts. Aussi, le trafic a progressé de façon exponentielle ces dernières années.

 

Le nouveau procureur de Makokou, Alain-Georges Moukoko, avec l’assistance de la gendarmerie nationale, a réalisée un coup de filet magistral, portant un coup sérieux à la contrebande de ce bois précieux. Le chef de cantonnement des Eaux et Forêts, Jean-Jacques Ekakamba mais aussi Henry Ursy Endama Moure, vice-président du conseil départemental de la Mvoung à Ovan ont été arrêtés par la gendarmerie nationale. Tous sont écroués à Makokou en attendant d’être jugés.

 

En Afrique centrale, l’ébène et le bois de rose, entre autres, sont également menacés par l’exploitation illégale.

Pourquoi le Gabon ? Pourquoi écrire sur ce pays ? On s'en fera une petite idée en apprenant que Céline Meriault y a vécu une partie de son enfance, et en a conservé d'excellents souvenirs. Aujourd'hui journaliste, il lui semble important de mettre un coup de projecteur sur ce pays dont on parle trop peu, bien qu'il soit sur bien des points l'un des plus avancés d'Afrique : développement durable, tourisme, entrepreneuriat, etc.

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