Décès de Thomas Souah, ancien président-directeur général de Libertis

Economie

Décès de Thomas Souah, ancien président-directeur général de Libertis

Lundi 9 novembre 2015, l’ancien président-directeur général de Libertis Gabon et ancien ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud, Thomas Souah, est décédé ce lundi à Paris. Sa mort a été imputée aux suites de la maladie qui le sapait depuis le décès de son épouse, il y a deux ans.

 

L’ancien Directeur général de Gabon Télécom, Thomas Souah (71 ans), est décédé lundi à Paris des suites d’une maladie, a-t-on appris mardi auprès de la famille. CE dernier a dirigé l’Office des postes et télécommunications (OPT, 1972-1990) avant d’être, à la faveur du multipartisme en 1990, nommé par Omar Bongo Ondimba ambassadeur du Gabon en Afrique du Sud. Premier ambassadeur du Gabon à Prétoria, il mit en place les mécanismes destinés au renforcement de la coopération bilatérale dans divers domaines, notamment dans les domaines politique, économique et sanitaire.

 

Après sept ans passés dans ce pays, M. Souah est rappelé à Libreville pour restructurer l’OPT en proie à des difficultés. Lors de son second passage à la tête de cette entreprise publique, il réussira scinder le groupe malade en deux entités, Gabon Télécom et sa filiale Libertis, spécialisée dans la téléphonie mobile. Thomas Souah demeurera Directeur général de Gabon Télécom de 2000 à 2004 avant d’atterrir à la présidence du Conseil d’administration de la même entreprise jusqu’à son rachat en 2007 par Maroc télécom.

 

Proche parent d’Omar Bongo Ondimba, Thomas Souah bien qu’ayant quitté ses fonctions, était toujours sur le devant de la scène. Il s’effacera au lendemain de la mort d’Omar Bongo Ondimba en 2009. Après ce revirement, M. Souah se faisait discret, se consacrant à sa famille. Il y a deux mois, il avait été vu dans un restaurant de Paris. D’après ses proches, il « se battait contre un diabète pernicieux depuis quelques semaines. » Thomas Souah était finalement un homme rattrapé par ses dettes et son état de santé s’était brutalement détérioré suite au décès de son épouse en 2013. La rumeur voulait qu’il ait alors accumulé, selon des sources dans son voisinage, d’énormes arriérés de loyers dans une maison dont le loyer était estimé à 16 millions de francs CFA. Grand commis de l’Etat, il s’est éteint dans un hôpital parisien.

Journaliste reporter d’images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l’actualité à l’écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd’hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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