Dernier acte pour le général Ella Ekogha

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Dernier acte pour le général Ella Ekogha

Dimanche 22 novembre, le général Jean-Claude Ella Ekogha, ancien chef d’Etat-major des forces armées gabonaises est décédé à 61 ans ce dimanche au CHU d’Angondjè à Libreville. Il était en traitement en France, lorsque sa condition a commencé à se dégrader. Il a alors été rapatrié en urgence. Sa longue maladie a fini par avoir raison de lui.

 

L’officier supérieur des forces armées gabonaises, ancien chef de l’Etat –major du pays (novembre 2008 – mars 2015) devenu conseller présidentiel en matière de défense, aurait succombé à un cancer. Ses dernières apparitions publiques remontent à l’intronisation du président Ali Bongo Ondimba dont il était très proche. Il était d’ailleurs présenté comme l’un de ses principaux piliers. Homme très discret et réputé pour l’amour du travail bien fait, le général Ella Ekogha a emporté l’adhésion d’un grand nombre à la fois en tant que chef de l’armée que de conseiller.

 

Né à Oyem, chef-lieu de la province du Woleu-Ntem (Nord Gabon), en 1954, le général de division Jean-Claude Ella Ekogha a connu une carrière exemplaire. Formé à Saint-Cyr en France, il a été commandant de la Force multinationale de la CEMAC en République centrafricaine (FOMUC) de décembre 2003 à septembre 2004. Il sera par après chef d’état-major de l’armée de terre, puis servira Ali Bongo, alors ministre de la Défense, comme chef de cabinet militaire, avant de devenir n°1 de l’Etat-major natioanl peu après l’élection du président et ami, Ali Bongo.

 

En mars 2015, il est déchu de son poste de chef d’Etat-major des forces armées gabonaises pour des raisons de santé, au profit du général de corps d’armées, Auguste Roger Bibaye Itandas, un autre ancien patron de la FOMUC. Il ne pouvait exercer ses fonctions après son hospitalisation en France l’année dernière. La rumeur l’a donné pour mort à plusieurs reprises. Il a finalement été admis au CHU d’Angondjè il y a quelques jours. Il était revenu très malade de France où il était soigné depuis plusieurs mois.

Pourquoi le Gabon ? Pourquoi écrire sur ce pays ? On s'en fera une petite idée en apprenant que Céline Meriault y a vécu une partie de son enfance, et en a conservé d'excellents souvenirs. Aujourd'hui journaliste, il lui semble important de mettre un coup de projecteur sur ce pays dont on parle trop peu, bien qu'il soit sur bien des points l'un des plus avancés d'Afrique : développement durable, tourisme, entrepreneuriat, etc.

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