Le Gabon : feu vert pour les entreprises

Economie

Le Gabon : feu vert pour les entreprises

C’est aujourd’hui une excellente nouvelle qui vient de tomber dans l’escarcelle du pays de Port-Gentil : selon l’étude analytique politico-économique que vient de rendre publique PricewaterhouseCoopers, le prestigieux cabinet d’expertise comptable international, le Gabon se trouve désormais à la première place des pays d’Afrique centrale ayant le système fiscal le plus accueillant pour les entreprises.

 

L’étude se veut même plus précise encore, car le cabinet de conseil a mené une large enquête auprès des pays concernés, passant au peigne fin le fonctionnement du système d’impôts et des cotisations obligatoires. Le Cameroun, le Congo, le Tchad, la Guinée Equatoriale, aux résultats parfois non négligeables, se sont vus toutefois ainsi vus damner le pion par le Gabon. Un certain nombre d’observateurs, tant Gabonais qu’internationaux, se sont réjouis de cette nouvelle, à ce à raison. Toutefois, il ne faut pas crier victoire trop vite : si le Gabon est premier dans cette catégorie, c’est toute l’Afrique qu’il faut bien évidemment prendre en compte.

 

Et dès lors, le tableau s’assombrit quelque peu : le Gabon se place, selon cette même étude, 31ème au niveau africain et, anecdote, atteint seulement la 158ème place en ce qui concerne le monde pris dans sa globalité. C’est, de plus, en Amérique du Sud que les politiques fiscales se révèlent être les plus rigides concernant les entreprises. En Afrique, c’est le Lesotho qui se révèle être le pays où le système fiscal étrangle le moins la fibre entrepreneuriale. Premier au village, mais dernier à Rome, comme dit le proverbe bien connu. En l’occurrence, il ne s’agit pas de Rome, mais de l’Afrique entière, et si le Gabon est en bon chemin, toutes les parties en présence ne doutent pas une seule seconde qu’il saura rattraper son retard. Le Gabon est encore loin du Lesotho, mais le pays de Thomas Mofolo doit l’encourager dans cette voie, celle, exigeante, du soutien sans failles ni faux-bords aux entreprises, à ceux qui les créent, et à ceux qui les font vivre, parfois à bras-le-corps. Nul doute que les responsables économiques et politiques gabonais, encouragés par de tels résultats, sauront aller de l’avant.

 

Car, plus que jamais en ces temps troublés, l’entreprise se révèle gage de stabilité, de concorde et d’ouverture sur le monde, et il est précieux d’entretenir la flamme de la volonté d’entreprendre, tant elle a pu manquer à certains pays d’Afrique dont nous tairons le nom mais que tous ont gardé en mémoire, souvenirs tragiques d’années de braise et de tensions dramatiques à tous les niveaux de l’Etat et de la société.

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