Sortie de crise en Centrafrique : le Gabon donne 1 milliard de FCFA

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Sortie de crise en Centrafrique : le Gabon donne 1 milliard de FCFA

Le 25 novembre dernier, lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), le Gabon a annoncé un soutien du montant d’un milliard de FCFA pour aider la Centrafrique à sortir de la crise.

 

La nouvelle a été annoncée par le Président de la République gabonaise qui a accueilli le sommet. Pendant une journée de travail, les chefs d’Etats et leurs représentants ont essayé de trouver une solution au processus électoral en Centrafrique, à la crise poste électorale au Burundi et à la lutte contre le terrorisme, compte tenu des actes terroristes commis par Boko Haram notamment au Tchad et au Cameroun.

 

Les participants se sont mis d’accord pour combler une partie du budget des 3 680 millions de dollars nécessaires pour la mise en place des futures élections en République centrafricaine. Le communiqué paru à l’issue du sommet précise que les pays membres « se sont engagés à contribuer (financièrement) dans un futur proche », tandis qu’une enveloppe d’un milliard de FCFA sera débloquée tout de suite par le Gabon.

 

Le pays hôte était représenté au sommet par le chef d’Etat Ali Bingo Ondimba, également président en exercice de la CEEAC, au même niveau que le Congo Brazzaville représenté par Denis Sassou Nguesso. En revanche, les autres neuf Etats membres ont envoyé leurs plénipotentiaires : le Burundi a délégué son Vice-président de la République, la Centrafrique – son Premier ministre. La Guinée Equatoriale a dépêché son Président de l’Assemblée nationale, tandis que l’Angola, le Cameroun, le Tchad et la République démocratique du Congo étaient représentés par leur ministre des Affaires étrangères.

 

Les délégués de pays ont adapté des recommandations à l’égard de la Centrafrique pour sortir de la crise qui perturbe le pays. Ainsi, les participants ont approuvé un nouveau calendrier électoral publié par les autorités de transition. Allam-Mi Ahmad, secrétaire général de la CEEAC, précise : « à la demande des trois hautes autorités de la transition en Centrafrique, la transition politique est prolongée pour la période allant du 31 décembre 2015 au 31 mars 2016 ». Cette mesure permettra de tenir les élections et aboutir à un pouvoir élu et stable.

 

Pourtant, les membres de la CEEAC ont demandé à la classe politique centrafricaine de soutenir leur pays, et ont même ont annoncé que « les fauteurs de troubles » pourraient se voir devant la Cour pénale internationale.

 

Rappelons que la Centrafrique traverse une crise politique depuis plusieurs années qui a de graves conséquences en termes de déplacements de populations et de violence  à l’intérieur du pays, mais aussi dans la région. 460 000 réfugiés centrafricains ont déjà quitté leur pays pour s’installer au Cameroun, au Tchad et en République démocratique du Congo. Selon des estimations, 20 % de la population du pays a été déplacée ou réfugiée.

 

Dans ce contexte, la crise centrafricaine reste une des préoccupations majeures de la CEEAC. Récemment, deux missions de paix ont été envoyées sur place par cette organisation pour évaluer la situation, ce qu’a rappelé Ahmad Allam-mi à l’ouverture du Sommet. Il a réaffirmé la volonté de cette institution de soutenir la RCA en précisant : «Il sera difficile de réaliser une sous-région d’Afrique centrale sans la paix et la sécurité en RCA».

 

 

 

 

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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