COP21 : le Gabon comme fer de lance africain d’un accord

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COP21 : le Gabon comme fer de lance africain d’un accord

S’exprimant devant un parterre de chefs d’Etat et de gouvernements réunis à Paris dans le cadre des négociations sur le climat à Paris, Ali Bongo a souligné une nouvelle fois l’engagement du Gabon dans le domaine climatique. Premier Etat africain à avoir rendu sa contribution avant le début de la COP21, l’ambition affichée par le Gabon est forte et chacun est appelé à faire face à ses responsabilités.

 

Réunis à Paris afin de trouver un accord le plus ambitieux possible, plus de 140 délégations ont entamé des négociations jugées cruciales par bon nombre d’observateurs. Le but est de ralentir le réchauffement climatique au-dessous de 2°C d’ici à 2100 afin de limiter les effets catastrophiques du changement climatique. Les négociations préparatoires ont mis en avant les difficultés d’entente entre les pays du Nord et du Sud. Les premiers sont généralement les plus fervents supporters d’un accord contraignants alors que les pays du Sud expliquent qu’ils sont en plein développement et qu’ils ne veulent pas voir leur décollage être ralenti par de nouvelles normes d’autant plus que la situation actuelle est essentiellement due aux pays développés.

 

Un compromis semble donc difficile à obtenir, mais la bonne volonté est évidente chez tous les interlocuteurs. Ali Bongo qui a d’ailleurs la casquette de représentant des Etats d’Afrique centrale à l’occasion de cette conférence a récemment déclaré « nous sommes une partie de la solution ». L’accord, s’il est finalement conclu, ne pourra faire l’impasse d’un rassemblement de tous les Etats présents. La position du président gabonais est claire. Dans son discours il a appelé les pays industrialisés à « accentuer leurs actions en faveur des pays du Sud par le transfert de technologies à des coûts soutenables dans les domaines de l’agriculture, de la foresterie et des énergies propres. C’est le prix d’une responsabilité partagée pour ne pas rompre la confiance et la solidarité et parvenir à un accord universel aussi engagé que possible, sans lesquelles nos discours resteront vains ».

 

Le Gabon est d’autant plus serein à inviter les pays du Nord à faire des efforts que le pays est engagé sur un programme très fort en faveur des énergies non émettrices de CO2 et de la protection de la forêt.  Le Gabon vise une réduction de moitié de ses gaz à effet de serre à l’horizon 2025 et s’appuie sur un programme déjà entamé de construction de barrages hydrauliques qui doit aboutir à « un mix-énergétique de 80 % d’hydroélectricité pour 20 % de gaz ». La préservation de la forêt qui recouvre plus de 80 % du territoire constitue un autre enjeu important surtout que l’agriculture n’est pas arrivée encore « à maturité ». Le « Plan National d’Affectation des Terres, qui sera suivi par notre Station de réception d’images satellites, rassemble désormais les données indispensables à l’efficace répartition territoriale de notre tissu économique ».

 

Le Gabon et plus généralement l’Afrique centrale sont prêts à relever le défi climatique. Seront-ils suivis ? Le 11 décembre, jour de la clôture de la conférence, sera une date à marquer dans le marbre pour une raison positive espérons-le.

Rédactrice pour diverses publications politiques, Romane Bousso est une citoyenne engagée. Convaincue du potentiel de son pays d’origine, le Gabon, sur la scène internationale, elle milite pour un développement économique et durable rapide mais concerté de ce dernier.

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