Ali Bongo pour un engagement fort à la COP 21

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Ali Bongo pour un engagement fort à la COP 21

Le Président Ali Bongo a été une voix forte lors de la 21e Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations-unies sur les changements climatiques (Cop 21). Se faisant un des porte-voix de l’Afrique, fort de sa double casquette de président de la République gabonaise et président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), il a appelé à ce que les pays industrialisés accentuent leurs actions en faveur des pays du Sud par le transfert de technologies à des coûts soutenables.

 

« Comme je m’y suis engagé à Copenhague, je réaffirme la volonté du Gabon d’agir de concert avec la communauté des nations pour limiter le réchauffement à deux degrés. » Ali Bongo consacra ainsi sa volonté de soutenir un développement durable, sans un pays où le pétrole représente une des principales mannes pour l’état. L’Afrique, premier continent victime du réchauffement climatique, est confrontée à des problèmes d’adaptation et de transfert de technologies. Ali Bongo a donc demandé aux pays émetteurs de transférer aussi leurs savoir-faire dans le domaine de l’agriculture, l’agroforesterie et de l’énergie propre, et ce à des coûts soutenables. « Si nous n’agissons pas, le jugement de l’histoire sera sévère » a-t-il souligné. Ce dernier a par ailleurs appelé les pays développés à montrer l’exemple en réduisant leurs émissions

 

Pendant 12 jours, les négociateurs des 196 parties vont donc se pencher sur l’avenir de la planète, six ans après l’échec de la 15e Cop qui s’était tenue à Copenhague (Danemark). L’objerctif est que les plus grands pollueurs accepteront de jouer leur rôle en signant cet accord qui mettra le monde entier à l’abri des catastrophes naturelles. Au cours de ce sommet, Ali Bongo soutiendra toutes les actions en faveur de la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre en tenant compte du contexte de développement du Gabon, et singulièrement de son très important couvert forestier. « Dans un contexte national marqué par un couvert forestier de 88%, c’est cette démarche d’optimisation de l’usage des terres et des ressources qui nous permettra de concilier de façon responsable nos objectifs de développement avec notre engagement de réduire de moitié nos émissions de gaz à effet de serre, à l’horizon 2050. »

 

L’Afrique centrale regroupe en effet tous les pays membres des forêts du bassin du Congo, deuxième réserve des forêts du monde après l’Amazonie.

 

Journaliste reporter d’images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l’actualité à l’écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd’hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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