Licenciement de masse par Sericom-Gabon

Emploi

Licenciement de masse par Sericom-Gabon

Faute de moyens pour entretenir l’ensemble de ses employés, le groupement Santullo-Sericom Gabon S.A ne renouvèlera pas les contrats de 1000 de ses employés. L’entreprise de construction a dû réduire de près d’un tiers ses effectifs en les mettant en chômage technique, faute des ressources suffisantes pour honorer ses engagements contractuels.

 

Des remous dans les rapports entre l’Etat gabonais et le groupe Sericom Gabon. Sur fond de dette concernent sept chantiers dont certains sont à l’arrêt, notamment la route Akiéni-Onga, le lotissement de l’hippodrome de Franceville, les ponts de Kango, Tchibanga et Mayumba, le groupe dit ne pas pouvoir maintenir ses effectifs. Pour mémoire, Sericom réclame à l’Etat une créance de 158 milliards de FCFA. Selon une promesse conventionnelle de paiement, l’État s’est engagé à payer à l’entreprise un montant de 21 milliards de FCFA en début de chaque année jusqu’en 2018.

 

« Sur 1 400 ouvriers, nous n’en avons plus que 400 sur le terrain. Nous avons été obligés de les licencier, suite à l’arrêt de certains chantiers. Mais nous comprenons les difficultés de l’Etat, car nous ne sommes pas les seuls dans ce cas », a déclaré le patron de l’entreprise. Néanmoins, Guido Santullo dit « faire confiance au gouvernement gabonais ». Raison pour laquelle il a lancé la construction de deux tours de 75 milliards de FCFA. Elles seront achevées dans quatre mois. Le Gabon et la société plaignante ont signé une douzaine de contrats portant essentiellement sur la construction d’ouvrages d’art et d’infrastructures d’une valeur totale estimée à 364 milliards de francs.

 

Le ministère du Budget, à travers un communiqué publié le 28 juillet courant, marque son étonnement sur le mode de communication choisi par l’entreprise, d’une part, et d’autre part, sur l’interpellation directe du président de la République. Le ministre du Budget estime que Guido Santullo revient sur « les relations contractuelles qui le lient à l’Etat gabonais, en énonçant plusieurs contre-vérités qui portent atteinte à l’image et à la crédibilité de l’Etat. » Une attitude pas du goût de Christian Magnagna, qui s’offusque de ce que l’entrepreneur ait choisi la presse « pour attaquer et dénigrer l’Etat gabonais, alors même qu’il était attendu sur la table des négociations en vue de finaliser (un) protocole d’accord ». Et de condamner cette attitude jugée « peu courtoise, inconséquente et de mauvaise foi. »

 

Journaliste sportif pour les pages football, tennis et basket de journaux français, Nicolas Mukanga s'intéresse aussi de près à la vie de son pays d'origine, le Gabon, sur lequel il décide de lancer un pure player courant 2015, en compagnie de François Jamet.

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