Le Gabon signe un prêt de 212 millions de dollars avec la BDEAC

Economie

Le Gabon signe un prêt de 212 millions de dollars avec la BDEAC

La Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) vient d’accorder au Gabon deux prêts d’un montant cumulé de 212 millions de dollars, destinés à financer deux importants projets d’infrastructures. Le premier est un port minéralier à Owendo, et le second porte sur l’élargissement d’une partie de la route nationale 1 en un tracé de deux fois deux voies.

 

Un double accord d’investissement va permettre de développer les infrastructures gabonaises. La présidence s’est en effet entendue avec la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) autour de deux prêts visant à deux chantiers majeurs. A titre de rappel, l’institution de financement du développement de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC).

 

Le premier accord, signé le vendredi 08 janvier, porte sur un prêt de 51,6 milliards de F CFA (78,66 millions d’euros) pour le financement du nouveau port minéralier développé à Owendo (15 km au sud de la capitale Libreville). Le projet est porté par la société « Gabon special economic zone mineral port SA ». Cette dernière est née d’un partenariat entre l’État gabonais et le groupe agro-industriel singapourien Olam International.

 

Le projet vise la construction d’une « plateforme multimodale rail-mer destinée à faciliter l’export des industriels miniers. » Il devrait être achevé au deuxième trimestre 2016. « Le port d’Owendo doit s’affirmer comme un acteur majeur dans le secteur primaire du Gabon. Il permettra d’améliorer la compétitivité du pays », souligne le communiqué de la présidence.

 

D’un montant de 75,6 milliards de francs CFA (126 millions de dollars), le deuxième prêt est destiné à financer l’aménagement d’une autoroute au départ de Libreville. « Le projet routier PK5-PK12 » porte en effet sur l’élargissement d’une partie de la route nationale 1 en un tracé de deux fois deux voies. La conclusion des travaux est attendue avant la fin de 2016.

 

La faiblesse des infrastructures routières a été un frein majeur au développement gabonais, et plus généralement régional. De fait, l’intégration physique de la Cemac et l’optimisation de son marché requiert une infrastructure de transport qui permette une bonne mobilité de personnes et des biens. Tant qu’il n’y aura pas l’accroissement massif des échanges intra-communautaires, l’attractivité du vaste marché communautaire sera en berne.

 

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