Lancement de la nouvelle usine d’eau potable d’Ntoum

Economie

Lancement de la nouvelle usine d’eau potable d’Ntoum

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, a mis en service hier à Ntoum, une nouvelle usine d’eau potable de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Cette dernière, forte de sa capacité de 16 000 m³/jour permettra d’approvisionner 100.000 usagers de plus à Libreville.

 

« Il y a encore un trop grand nombre de nos concitoyens qui ont besoin d’eau et nous devons agir plus vite », a expliqué le chef de l’Etat, accompagné de Paul Biyoghe Mba, premier Vice-premier ministre, ministre de la Santé, de Guy Bertrand Mapangou, Ministre de l’Energie et des Ressources hydrauliques et d’Alain-Claude Bilie-By-Nze, Ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement. Ce discours a été prononcé dans le cadre de l’inauguration d’une nouvelle station de traitement des eaux souterraines opérée par la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Cette station implantée à proximité du site de l’ex-CimGabon, puise dans le lac attenant à la carrière. Elle porte la capacité de production des installations de Ntoumà 231.000 m³/j, couvrant plus de 80% des besoins en eau de la ville.

 

Ali Bongo Ondimba s’est ensuite déplacé dans le quartier Bel-Air à Libreville, afin de constater par lui-même la bonne alimentation en eau des habitations de ce secteur et échanger avec les populations qui voient ainsi leur quotidien amélioré. « C’est un bon début mais ce n’est pas suffisant », a relevé Ali Bongo. « L’eau, c’est la base de la vie, et tous les compatriotes doivent avoir du confort et de bonnes chances de réussite quel que soit le lieu où ils vivent ». Le projet de chantier de Ntoum 7, est en effet censé combler le déficit en eau à Libreville et ses environs.

 

L’enjeu de l’approvisionnement d’eau potable est crucial pour la capitale gabonaise. Le réseau d’eau potable de la capitale gabonaise n’a pas été prévu pour s’adapter à la livraison d’eau dans le Nord de la ville, qui connaît un développement urbain très important. Certains points hauts de Libreville sont ainsi peu ou pas approvisionnés en raison de problèmes de pression. Le gouvernement s’est ainsi engagé à sécuriser le réseau d’alimentation en eau potable de la ville et à adapter le réseau au développement de la ville. Cela permettra la constitution de nouvelles réserves en tête de réseau et une meilleure stabilisation des pressions, évitant les coupures d’eau.

Rédactrice pour diverses publications politiques, Romane Bousso est une citoyenne engagée. Convaincue du potentiel de son pays d'origine, le Gabon, sur la scène internationale, elle milite pour un développement économique et durable rapide mais concerté de ce dernier.

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