Le caoutchouc, porteur d’emploi au Gabon

Emploi

Le caoutchouc, porteur d’emploi au Gabon

La première récolte de caoutchouc sur les 7 493 hectares d’hévéa plantés depuis le lancement du projet en 2012 est sur le point d’avoir lieu. La plantation se trouve à Bitam, une localité située au nord du Gabon, précisément à la frontière entre le Gabon et le Cameroun mais aussi entre le Gabon et la Guinée Equatoriale. Ce projet sera autant porteur en terme d’emploi que d’attractivité pour cette zone rurale du pays.

 

En 2012, la branche gabonaise de la société singapourienne continuait sa diversification se lançait un investissement de $183 millions pour le développement de la production de caoutchouc avec la création d’une plantation de 28 000 hectares dans la zone de Bitam et une usine de transformation d’une capacité de 225 tonnes par jour. Avec la promesse de 400 millions de dollars d’investissements, d’une usine de transformation du caoutchouc.

 

Autre aspect important de ce projet, c’est son impact socio-économique : plus de 6 000 emplois à terme, ce projet avait séduit la présidence gabonaise. Au total, Olam Gabon est sur le point de boucler 14 000 ha de plantation d’hévéa dans la région. Pour l’ensemble des travaux réalisés depuis 2012 Olam a déjà dépensé une bagatelle de 210 milliards FCFA. Elle veut injecter 1 000 milliards FCFA pour développer cette plantation qui emploie actuellement 1 635 salariés locaux. Le but est aujourd’hui d’étendre exploitation sur 28 000 hectares contre 32 000 au départ.

 

« Ce projet permet de développer le Gabon » et son milieu rural, assure Gagan Gupta, le patron d’Olam Gabon, qui a précédemment lancé des plantations de palmiers à huile dans le pays. Olam souhaite revendre son caoutchouc gabonais au groupe Michelin, géant français du pneumatique. Ayant pris connaissance de ce projet, Michelin envisage d’installer une unité de transformation dans la Zone économique spéciale de Nkok située à 27 km de Libreville, entrainant une création d’emploi substantielle.

 

En 2010, des accords-cadres signés avec le gouvernement ont marqué un tournant décisif. Grace à un partenariat public-privé, Olam est devenu le premier investisseur au Gabon dans le secteur de l’agriculture (palmier à huile et hévéa). Le groupe Olam était déjà partie prenante (60%) de la zone économique spéciale de Nkok, près de Libreville (200 millions de dollars d’investissement) et de celle de l’île Mandji, à Port -Gentil (environ 63% de 1,3 milliard de dollars). Olam est aussi le premier partenaire du Gabon sur le projet « Graine » dont le but est d’assurer l’autosuffisance alimentaire au Gabon.

 

Journaliste sportif pour les pages football, tennis et basket de journaux français, Nicolas Mukanga s'intéresse aussi de près à la vie de son pays d'origine, le Gabon, sur lequel il décide de lancer un pure player courant 2015, en compagnie de François Jamet.

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