Des investissements d’avenir pour Gabon Telecom

Economie

Des investissements d’avenir pour Gabon Telecom

C’est une désagréable situation que beaucoup d’abonnés à Gabon Telecom et Libertis connaissent bien : soudain, leur conversation téléphonique coupe sans prévenir. Et au pays, cela porte même un nom, le délestage. Cela est dû à la fragilité des infrastructures du territoire national, qui occasionne quotidiennement de précieuses pertes de temps et d’énergie. Pour y remédier, Gabon Telecom, soucieux du confort de son million d’abonnés, vient tout juste d’investir 7 milliards de francs CFA dans la modernisation de son réseau.

Et pour ce faire, le premier opérateur téléphonique gabonais voit les choses en grand. En effet, ce ne sont pas moins de 44 groupes électrogènes qui vont être opérationnels d’ici peu. Un investissement ambitieux, qui ne s’arrête pas là, puisqu’un deuxième volet d’investissement verra la mise en place au total de 84 groupes électrogènes, d’une durée de vie de près de 15 ans, ce qui a pour objectif de pérenniser l’effort énergétique du pays. Chacun des appareils sera un petit bijou technologique, puisque, selon des sources bien informées du Gabon Review, tous seront dotés de génératrices de 13 KVa continus. Ils seront de plus insonorisés et automatiques, et se déclencheront immédiatement en cas de panne de réseau pour assurer à l’utilisateur un confort optimal.

Mais la société de télécommunication gabonaise ne souhaite pas s’arrêter là. En parallèle de ces massifs investissements d’avenir, elle ne veut en aucun cas négliger les énergies renouvelables. A ce titre, Gabon Telecom met en service, en parallèle, 70 ateliers et batteries solaires qui viendront prendre place sur la majorité des sites énergiques, dans le but avoué de renforcer l’offre du réseau téléphonique face à une demande de plus en plus accrue de la part des consommateurs.

Car ces derniers ne restent pas inactifs devant les caprices de leur réseau de téléphonie préféré: beaucoup d’entre eux font remonter leurs plaintes et leurs mécontentement jusqu’au niveau national de l’Agence de régulation des communications électroniques de la poste, la bien connue Arcep. En cas de défaillance du système global de communication, il faut bien évidemment souligner le fait que ce sont également les entreprises qui se retrouvent en situation délicate, et que dire du sort des sociétés d’état ou des administrations publiques, des hôpitaux et des centres de santé… C’est une question cruciale qui est aujourd’hui posée au Gabon, un défi majeur, tant la vétusté des infrastructures de communications constitue un frein pour les besoins d’une société de plus en plus mobilisatrice en énergie et en rapidité de communication.

Car demain, ce seront les réseaux 4G et l’Internet très haut débit qui seront au centre de l’attention, sans compter la demande du réseau GSM, qui se révèle d’ores et déjà extrêmement énergivore. AA ce titre, Abdeerahim Koumaa, directeur général de Gabon Télécom, a bel et bien su trouver les mots exacts pour résumer parfaitement les défis à venir : il s’agit avant toute chose d’ « améliorer la qualité des services rendus aux clients. » Sans langue de bois ni fausse communication, tout est désormais dit. Il n’y a plus qu’à joindre les paroles aux actes, et en cela il est fort à parier que Gabon Telecom a toutes les cartes en main pour lancer les opérations plus que nécessaires dans un pays jeune et dynamique.

Journaliste reporter d’images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l’actualité à l’écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd’hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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