La Poste Bank en fâcheuse posture

Economie

La Poste Bank en fâcheuse posture

La PosteBank du Gabon va assurément mal, et cet état de fait n’est pas une nouveauté. Pour remédier à cette situation, le gouvernement gabonais et la Direction Générale de la Poste ont décidé de prendre les choses à bras le corps. Ainsi, une séance de travail vient de se tenir, en présence notamment d’acteurs ambitieux qui n’ont pas caché leur volonté de voir rapidement changer les choses : c’est comme cela que le chantier a été présenté par le ministre de l’Economie numérique et de la Poste en personne, Pastor Nagoua M’Némé, à ses prestigieux homologues, Régis Immongaul, son collègue en charge du Numérique, et Michael Adandé, directeur de général de la PosteBank, en présence, il faut le noter, du Premier ministre du pays, Daniel Ona Onda, qui a fait l’honneur de bien vouloir présider cette réunion.

Cette séance de travail avait pour objectif de mettre en place un ambitieux plan de restructuration de la PosteBank. Car tous l’ont désormais bien compris : nier la gravité et l’ampleur de la crise économique n’est, à l’heure d’aujourd’hui, plus envisageable, et il faut bien à présent regarder les choses en face. La PosteBank approche dangereusement du dépôt de bilan, et cette situation est insupportable aux yeux de beaucoup de Gabonais, qui comptent plus que jamais, à une époque où la communication et les échanges n’ont jamais été aussi importants, sur une PosteBank viable et reposant sur des bases saines.

Dans ce but, l’accent va être mis par les autorités gouvernementales sur une diversification des services de la PosteBank. Et que l’on ne se méprenne pas sur le sens des mots, car l’idée est belle et bien de renforcer la santé vacillante de cet établissement financier public bien connu de tous les Gabonais. Pour l’ensemble des acteurs présents autour de la table à la réunion du 3 février présidée par le Premier Ministre, l’idée est bien que la PosteBank reste une structure solide. A rebours des rumeurs les plus fantaisistes, relayées parfois, et l’on peut malheureusement s’en plaindre, par des acteurs politiques non sans influences, il est clair aux yeux de tous qu’il est hors de question de démanteler et de mettre hors-jeu les services déjà en place. A ce titre, les ministres ayant reçus la circulaire ayant trait à la situation préoccupante de la PosteBank l’ont bien perçu : il s’agit avant toute chose de mettre en chantier de nouvelles orientations dans le but d’assurer la sécurité des fonds des utilisateurs de la PosteBank.

Car l’idée est dans toutes les têtes désormais : il faut à tout prix éviter une désaffection du grand public pour la PosteBank, sentiment qui ne ferait qu’empirer la situation déjà préoccupante de l’organisme public : ainsi, c’est le maintien de la confiance des épargnants qui doit être protégé, nourri et encouragé. Sans confiance donnée, il ne saurait y avoir de bases solides à l’économie, et ce qu’elle soit publique ou privée. Le cas de la PosteBank est un cas emblématique, et un cas qui cristallise beaucoup d’attentes et d’angoisses chez les usagers quotidiens de cet organisme. D’une façon plus globale, Le Gabon s’est engagé il y a des années de cela sur le long chemin ambitieux de la confiance et de la stabilité retrouvé. C’est un chemin exigeant, parsemé d’embûches. Mais la patience est un arbre dont la racine est amère et les fruits très doux. Et le pays du perroquet gris a bien conscience qu’il ne saurait désormais décevoir les attentes de ses citoyens par une action publique inconsidérée.

Pourquoi le Gabon ? Pourquoi écrire sur ce pays ? On s’en fera une petite idée en apprenant que Céline Meriault y a vécu une partie de son enfance, et en a conservé d’excellents souvenirs. Aujourd’hui journaliste, il lui semble important de mettre un coup de projecteur sur ce pays dont on parle trop peu, bien qu’il soit sur bien des points l’un des plus avancés d’Afrique : développement durable, tourisme, entrepreneuriat, etc.

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