Ali Bongo annonce 20.000 emplois par an et poursuite de la dynamique de développement

Emploi

Ali Bongo annonce 20.000 emplois par an et poursuite de la dynamique de développement

Au sortir du premier Conseil des ministres délocalisé tenu le jeudi 11 février 2016, dans les locaux de l’Autorité administrative de Nkok (AAN), le président de la République Ali Bongo Ondimba, a indiqué que 20 000 emplois doivent être créés par an pour répondre aux attentes des gabonais en matière d’emploi. Un défi majeur, qui ne pourra être relevé que grâce à la poursuite des initiatives engagées pour diversifier l’économie.

 

Ayant, le matin, visité les nouveaux sites industriels en phase initiale de production, le Chef de l’État a indiqué que la Zone économique à régime privilégié (ZERP) de NKOK illustrait bien les transformations majeures des secteurs matériaux de construction et bois. « Ma détermination à faire en sorte que cette dynamique se poursuive et même s’accélère est absolue », déclarait le président a cette occasion. Il a détaillé l’ampleur de ses ambitions, s’engageant à créer 20 000 emplois par an pour répondre aux besoins des populations dont le chômage atteint plus de 60% de la jeunesse. « Pour répondre aux attentes en matière d’emploi de nos compatriotes, nous devons créer 20 000 emplois par an dans notre pays. Ces emplois ne vont pas tomber du ciel. Et ce serait mentir à notre population que leur dire que l’État pourra accueillir ces nouveaux chercheurs d’emplois dans la fonction publique ».

 

Le Chef de l’État a annoncé la création de la Bourse nationale du bois, l’obligation de séchage pour 100% du bois exporté ainsi que la levée de l’interdiction de coupe du Kevasingo et l’Okane dans le cas où ces essences font l’objet d’une troisième transformation en produits finis. Dans le secteur minier, l’or « doit désormais être considéré comme une ressource stratégique », d’après le président. Un cadre normatif est attendu sous trois mois, une raffinerie d’or sera installée à Nkok et un fonds dédié au rachat de l’or auprès des petits orpailleurs sera doté en capital. Le tertiaire n’est pas oublié : les opérateurs des services qui réalisent plus de 75% de leur chiffre d’affaires à l’extérieur peuvent être intégrés dans la ZERP de Nkok. Les partenariats public-privé sont appelés à être généralisés, dans le cadre d’une économie ouverte portée par des facteurs de croissance diversifiés.

 

Des initiatives fortes ont été également annoncées afin de dynamiser l’emploi. Ainsi, les ministres en charge du Travail, de l’Economie et de l’Intérieur doivent élaborer un Code de l’immigration dans certains secteurs afin d’accroître l’attractivité de l’économie. Un Code du travail spécialisé sur le secteur de l’agriculture doit être élaboré par le ministère de l’Agriculture, en vue de favoriser la mise en œuvre de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine) et la compétitivité de ce secteur.

 

« Nous allons radicalement améliorer notre cadre des affaires, avec l’opérationnalisation du guichet unique qu’est l’Agence Nationale de Promotion des Investissements, et la mise en œuvre d’un ensemble de mesures de facilitation des affaires, dans le cadre du Pacte National d’Ajustement pour la Compétitivité », promettait le président lors de l’inauguration des Aciéries du Gabon à Nkok. L’Etat est convaincu que seul le secteur privé pourra garantir à la population l’emploi sur le moyen et long terme. « Ce serait mentir à notre population que leur dire que l’Etat pourra accueillir ces nouveaux chercheurs d’emplois dans la fonction publique (…) Nous devons nous assurer que chacun joue son rôle. Le gouvernement qui facilite le cadre des affaires et le secteur privé qui investit et qui recrute. Si chacun joue sa partition, nous relèverons le défi de la croissance. »

 

Journaliste sportif pour les pages football, tennis et basket de journaux français, Nicolas Mukanga s’intéresse aussi de près à la vie de son pays d’origine, le Gabon, sur lequel il décide de lancer un pure player courant 2015, en compagnie de François Jamet.

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