L’Etat veut reprendre l’exploitation de l’or à sa charge

Economie

L’Etat veut reprendre l’exploitation de l’or à sa charge

L’Etat gabonais veut reprendre en main l’activité aurifère afin d’avoir une meilleure organisation et un contrôle accru du secteur. Cela passerait par le rachat de la production des orpailleurs artisanaux. L’exploitation rationnelle et réglementée de l’or peut aussi contribuer à diversifier l’économie. Cet interventionnisme se base sur une coopération internationale afin d’optimiser le rendement des recherches du minerai précieux.

 

Les orpailleurs artisanaux du Gabon, estimés à plus de 2 000 personnes, produisent mensuellement entre 25 et 55 kg d’or vendus en moyenne à 5 000 FCFA le gramme, a révélé à la PANA une source proche du ministère gabonais des Mines, de l’Energie, du Pétrole et des Ressources hydrauliques. Cette activité éparse se caractérise par une perte d’efficacité à presque tortues les étapes, qui ralentit considérablement l’essor du secteur. Or, les autorités de Libreville souhaitent faire du secteur minier, un des poumons de l’économie du pays dans la perspective de l’après pétrole. En effet, le Gabon tire l’essentiel de ses revenus de l’exploitation du pétrole, et le chômage frappe plus de 30% des jeunes et beaucoup finissent dans le secteur informel comme l’orpaillage artisanal.

 

Aussi, l’état planifie reprendre en main l’activité aurifère échappant à son contrôle en obligeant les orpailleurs artisanaux à lui vendre leur production. Dénonçant une situation « anarchique », l’Etat a lancé en 2014 un système de collecte pour acheter leur production aux petits exploitants. L’objectif : avoir « une meilleure visibilité et un meilleur contrôle de l’activité », explique Wesbert Moussounda, le directeur du Comptoir Gabonais de Collecte de l’Or (CGCO), une filiale de la Société équatoriale des mines (SEM). L’encadrement de l’Etat va « améliorer les conditions de vie de nos compatriotes » avec à terme le développement de “petites mines mieux organisées et semi-automatisées”, assure M. Moussounda.

 

Le contexte n’est cependant pas très porteur. L’or fait de plus en plus rare et les sites en sont plus la plupart au second passage (un procédé que l’on nomme la « repasse »). Afin de rendre cette recherche plus minutieuse pleinement efficace, il faut des moyens plus avancés – technologie, mais aussi des équipes mieux formées. La SEM, qui espère découvrir de nouvelles réserves aurifères, a signé un partenariat avec une société chinoise, Myanning, pour prospecter dans la zone. L’Etat gabonais vient par ailleurs d’annoncer, au titre de la coopération sino-gabonaise, l’octroi d’un prêt de 60 milliards de FCFA par la banque chinoise Eximbank, pour la construction de trois centres de formation professionnelle au Gabon.

 

En reprise d’études dans le journalisme après avoir beaucoup voyagé, notamment au Gabon, pays dont la beauté, la culture et l’organisation politique l’ont fasciné, Daniel Pingeot profite de son temps libre pour publier ses premières piges. C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers le-gabon.net dès le lancement du site.

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