Daniel Ona Ondo où la confiance en l’avenir

Politique

Daniel Ona Ondo où la confiance en l’avenir

Le Premier ministre Daniel Ona Ondo n’est pas l’homme politique le plus volubile, mais lorsque cet ancien professeur d’économie à l’université prend la parole, son discours est clair et transmet un message fort : le Gabon évolue à grands pas et les réformes engagées depuis 2009 pour moderniser le pays et mieux partager les richesses ont vocation à se poursuivre.

 

Alors que le Gabon se prépare au scrutin présidentiel et que le président Ali Bongo n’a pas encore annoncé sa candidature, nombre de Gabonais commencent à faire le bilan de ce mandat entamé en 2009. La situation économique s’est dégradée depuis près d’un an, mais cela s’explique amplement par la chute des cours mondiaux du pétrole (-70 % par rapport au pic de 2014). Interrogé par Jeune Afrique, le Premier ministre Daniel Ona Ondo ne cache pas les difficultés passagères et met l’accent sur la diversification de l’économie et le mieux être social qui sont au cœur de l’action gouvernementale depuis l’élection d’Ali Bongo.

 

A la tête du Gouvernement depuis le 24 janvier 2014 Daniel Ona Ondo est confronté à une conjecture économique particulièrement difficile qui peut donner un certain élan à l’opposition en cette année de course à la présidentielle. Pourtant, le Premier ministre se montre confiant, fort de l’évolution du pays qui a entamé sa mue dès 2009 avec des réformes nécessaires du système économique. Alors que le Gabon aurait pu surfer sur la hausse des prix du baril de pétrole pendant des années et écouter certains experts affirmant que le pic pétrolier n’allait que renchérir le cours de l’or noir, les autorités gabonaises se sont lancées dans un programme de diversification de l’économie qui porte d’ores et déjà ses fruits. Les prédictions sur les matières premières ont été balayées d’un revers de main, mais l’économie gabonaise tient malgré d’indéniables difficultés. Comment ?

 

Daniel Ona Ondo explique que pour la période 2010-2015, la croissance du PIB hors pétrole est de 6 % en moyenne. Un vrai signe tangible de la transformation de l’économie dont s’assure l’Etat avec des efforts financiers conséquents pour développer le réseau routier et le système de santé. S’il reconnaît que « beaucoup reste à faire » pour reprendre les mots du Président de la République lors de son discours du 31 décembre, l’évolution est positive et ne connaîtra pas de coup d’arrêt malgré une baisse du budget de l’Etat.

 

Enfin, interrogé sur les différents courants qui se font jour au sein du parti auquel il appartient (Parti démocratique gabonais – PDG), le Premier ministre assure qu’il est normal que le débat se tienne, mais que in fine, le mouvement soutiendra Ali Bongo. Un soutien sur lequel compte le Président dont l’annonce de la candidature est bientôt attendue.

En reprise d'études dans le journalisme après avoir beaucoup voyagé, notamment au Gabon, pays dont la beauté, la culture et l'organisation politique l'ont fasciné, Daniel Pingeot profite de son temps libre pour publier ses premières piges. C'est donc tout naturellement qu'il s'est tourné vers le-gabon.net dès le lancement du site.

0 Comments

Donner son avis