La colère monte chez les anciens investisseurs de BR SARL

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La colère monte chez les anciens investisseurs de BR SARL

L’affaire secouant l’établissement financier Bâtisseur de Richesse (BR Sarl) est loin d’être terminée au grand dam des investisseurs qui ont été floués. Si le code pénal gabonais dispose qu’une affaire devient automatiquement une affaire d’Etat dès lors que plus de 5 000 personnes sont impliquées, les investisseurs qui se sont réunis au sein d’un collectif se sentent délaissés par les autorités. Le mercredi 17 février ces derniers sont même venus exprimer leurs doléances devant le ministère de l’Economie.

 

La pilule ne passe toujours pas et ne passera certainement jamais pour tous les Gabonais qui ont été arnaqués par l’établissement financier Bâtisseur de Richesse plus généralement connu sous le nom de BR SARL. Alors que l’entreprise leur avait promis monts et merveilles, les investisseurs crédules se sont retrouvés sur la paille alors qu’ils pensaient financer des microcrédits. La désillusion fut grande et la colère tout autant. Une colère depuis lors alimentée par le manque d’avancée dans une affaire qui a un véritable écho dans le pays.

 

Réunis devant le ministère de l’Economie le matin du 17 février, certains Gabonais floués ont voulu mettre la pression sur les autorités qui selon le code de procédure pénale doivent actionner la machine judiciaire. Le ministère ne les a pas reçu et a fermé ses grilles sans que cette décision n’entraîne la moindre violence chez des personnes pourtant très agacées, voire désespérées au regard de la tournure des événements. Pourtant on commence à pointer certaines responsabilités. Un représentant des investisseurs, Raullhand Mbah assure que « si jusqu’aujourd’hui, nous nous retrouvons dans cette situation, c’est parce que le ministère de l’Economie a échoué, parce que les techniciens du ministère n’ont pas fait leur travail convenablement ».

 

Une entreprise malhonnête dont les agissements ne seraient pas la priorité des autorités publiques. C’est ce qui désespère ces Gabonais qui épargnent un président de la République qui n’est « pas au courant  de tout » à en croire les propos entendus dans la foule. Selon le collectif, des ministres traîneraient les pieds malgré les directives du chef de l’Etat. Pourtant, si la situation semble être bloquée pour le moment, les investisseurs dupés comptent sur le temps et une énergie à toute épreuve pour se faire entendre et recevoir les réparations qui leur sont dues. Le collectif se montre confiant et espère voir la fin de la récréation être sifflée prochainement. Rien n’est donc encore joué dans cette affaire qui ne laisse indifférent personne au pays du perroquet gris.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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