Dette intérieure : le Gouvernement rassure les acteurs économiques marocains

Economie

Dette intérieure : le Gouvernement rassure les acteurs économiques marocains

La présence économique du Maroc au Gabon n’est pas une nouveauté, mais face aux pressions économiques et financières qui pèsent sur le pays, les entreprises marocaines commencent à faire grise mine. Afin de les rassurer et de connaître leurs doléances, le Gouvernement a organisé une réunion le 17 février à Libreville au cours de laquelle la dette intérieure a suscité de nombreuses discussions.

 

Attirer les investisseurs étrangers est une obligation pour tout pays qui prétend avoir une économie prospère, mais des chiffres macroéconomiques difficiles avec notamment une dette intérieure de l’ordre de 29 milliards de francs ont de quoi semé le doute dans certains esprits. C’est pourquoi une réunion a été organisée entre les autorités gabonaises et les acteurs économiques marocains présents dans le pays. A cette occasion, le Premier ministre gabonais a déclaré : « C’est vous dire tout le plaisir que j’ai, ce jour, à me retrouver avec des chefs d’entreprises dont l’implication dans le développement et la construction du Gabon, vient magnifier, sur le plan économique, les relations exceptionnelles qui unissent (…) sa majesté le roi du Maroc et le président de République gabonaise ».

 

Une réunion placée sous le signe de l’entente cordiale donc, mais durant laquelle les sujets les plus délicats n’ont pas été évités. La question de la dette intérieure a été abordée et le Premier ministre a assuré que les premiers effets positifs de la politique de réduction de la dette étaient déjà perceptibles en attendant une année 2016 capitale dans la lutte contre les déficits les déficits publics. La situation économique du pays en générale a généré des discussions constructives. Le directeur général de Satram a tenu à souligner les efforts hors du commun fait par son entreprise : « La crise pour nous est sévère. Au niveau de Port-Gentil, nous travaillons avec les compagnies pétrolières qui subissent, de plein fouet, les effets de la crise qui, par ricochet, nous touche également (…) Notre chiffre d’affaires a baissé de 45%. Sur les 2 800 employés que compte le groupe Satram EGCA, 700 devraient en principe être licenciés, faute d’activité. Mais nous ne l’avons pas fait. Bien au contraire, nous continuons de payer les salaires ».

 

Cette démarche a été saluée par Daniel Ona Ondo qui a une nouvelle fois tenu à rassurer ses interlocuteurs. « Je suis conscient que les retards dans le respect de nos engagements financiers aient pu contrarier le développement de vos activités et mettre en péril les emplois. Nos efforts d’apurement de la dette intérieure, déjà entamés depuis 2014, vont se poursuivre car ils sont essentiels à la sauvegarde de la croissance et à l’amélioration de l’environnement des affaires ». Un discours rassurant donc qui tient compte du poids des sociétés marocaines dans l’économie du pays. En l’espace de dix ans, ces dernières sont à l’origine de la création de 4 500 emplois directs et les investissements ont dépassé la barre des 350 milliards de francs.

Journaliste sportif pour les pages football, tennis et basket de journaux français, Nicolas Mukanga s'intéresse aussi de près à la vie de son pays d'origine, le Gabon, sur lequel il décide de lancer un pure player courant 2015, en compagnie de François Jamet.

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