Le FMI encourage la diversification gabonaise

Economie

Le FMI encourage la diversification gabonaise

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a fait le point sur l’activité économique au Gabon. Cette année, la croissance économique au Gabon devrait tomber à 3,2%, principalement à cause de la baisse de la production pétrolière, selon le Fonds, qui souligne les efforts d’un pays confronté à une conjecture particulièrement inhospitalière.

 

Le Gabon tient bon. Voilà le verdict du FMI pour un pays qui « se heurte à une poussée de vents contraires. » Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a ainsi fait le point sur l’activité économique au Gabon. Selon leur analyse, l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers et une amélioration de la productivité devraient permettre à la croissance globale de se maintenir aux alentours de 3 % en 2015. Le ralentissement de l’activité hors pétrole s’est poursuivi, principalement en raison des secteurs du bâtiment, des transports, du commerce et des services et à la chute des cours du pétrole et des recettes publiques qui en sont liées, dont l’économie du pays reste fortement tributaire. Les administrateurs ont, par ailleurs, noté que si le système financier du Gabon est sain dans l’ensemble.

 

Selon le rapport, les investissements de grande ampleur entrepris dans le secteur agricole, surtout dans des cultures de rente comme le palmier à huile et l’hévéa, qui devraient s’accélérer sensiblement en 2017–18, pourraient porter la croissance aux alentours de 5% à moyen terme. « Ce scénario se réalisera [grâce à] la mise en œuvre de la stratégie de diversification de l’économie nationale, le Plan stratégique Gabon Émergent, dont les priorités doivent être attentivement revues compte tenu des fortes contraintes de financement de la conjoncture actuelle », indiquent les administrateurs de l’Institution.

 

Selon eux, le principal risque baissier pesant sur les perspectives économiques reste un ajustement budgétaire insuffisant à la chute des cours du pétrole. En cas de contreperformance plus marquée que prévu en matière de recettes pétrolières ou de dépenses publiques, les autorités seraient contraintes, selon le FMI, de puiser fortement dans les réserves ou d’accroître sensiblement l’emprunt. Ils recommandent de surveiller de près les créances improductives en raison des liens étroits qui unissent le secteur pétrolier et les autres secteurs et du rôle important que les projets de l’État jouent dans les résultats financiers du secteur bancaire du Gabon.

 

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