La Gabon fructifie sa dette auprès de la France

Actualités

La Gabon fructifie sa dette auprès de la France

L’Accord de conversion de dettes (ACD) établis en janvier 2008 entre le Gabon et la France porte ses fruits. Les deux parties viennent de dresser la liste des projets réalisés au Gabon incluant la filière forêt-bois ainsi que la lutte contre le braconnage des éléphants et le trafic d’ivoire au départ du Gabon.

 

Dans le cadre de l’accord de conversion de dettes entre la France et le Gabon, signé le 29 janvier 2008, la dette gabonaise sert financer certains secteurs de l’économie nationale. Le principe est simple : convertir la dette du Gabon envers la France, évalué à 50 millions d’euros, hors intérêt, et la réinvestir dans le pays. La France n’encaisse pas cette somme, mais la reverse automatiquement au Gabon pour financer des projets contribuant à la gestion durable des écosystèmes forestiers gabonais. Les deux parties se sont réunis le mercredi dernier à Libreville pour affecter les 5 millions d’euros qui restaient dans cette enveloppe globale.

 

Les projets mis en œuvre incluent, à ce jour, la construction d’une antenne de réception d’images satellitaires et d’un centre de compétence en télédétection dédié à la surveillance du couvert forestier, en faveur de l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales, en association avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le Centre national d’études spatiales (CNES) et l’Institut national de recherche spatiale du brésil (INPE). A cela s’ajoute la création du Bureau d’industrie du bois qui vise à apporter de l’appui, ainsi que du conseil technique et de gestion aux opérateurs économiques de la filière forêt-bois.

 

Les projets à venir incluent la valorisation des trois aires protégées de la périphérie de Libreville (l’Arboretum Raponda Walker, le parc national d’Akanda et le parc national de Pongara) afin d’améliorer la connaissance et l’appropriation par la population gabonaise des valeurs patrimoniales associées à ces écosystèmes ainsi qu’une augmentation des moyens dans la lutte contre la grande criminalité faunique et le trafic d’ivoire au Gabon. Le Comité d’orientation stratégique (COS) de l’Accord, qui est chargé d’approuver les études et projets financés par l’Accord, a entamé plusieurs initiatives pour épurer le reliquat.

 

Rédactrice pour diverses publications politiques, Romane Bousso est une citoyenne engagée. Convaincue du potentiel de son pays d'origine, le Gabon, sur la scène internationale, elle milite pour un développement économique et durable rapide mais concerté de ce dernier.

0 Comments

Donner son avis