Production de Maurel & Prom perturbée au Gabon

Economie

Production de Maurel & Prom perturbée au Gabon

La compagnie pétrolière Maurel & Prom anticipe une diminution de 30 % de la production au Gabon pendant le mois de mars 2016. L’action du groupe décroche sous les 3 euros à la bourse parisienne, sur une baisse de 5,4%.

 

La production des champs du CEPP Ezanga au Gabon, opérés par Maurel & Prom, s’est élevée à 26 266 barils par jour (b/j), 28 345 b/j et 28 262 b/j respectivement en décembre 2015, janvier et février 2016, soit une moyenne de 27 610 b/j sur cette période. Ce niveau a été maintenu au début du mois de mars 2016.

 

Toutefois, à la suite de la réception du rapport final du raclage instrumenté effectué en août 2015, l’opérateur de l’oléoduc Total Gabon a de nouveau entrepris des travaux de renforcement de la ligne d’évacuation 12” entre la station Coucal et la jonction avec l’oléoduc 18”. La réalisation de ces travaux ainsi que la constatation de montées en pression nécessitent une réduction contrainte de la pression de l’oléoduc.

 

L’impact de ces mesures de limitation de pression devrait se traduire par une diminution de 30 % de la production moyenne opérée pendant le mois de mars 2016. Selon Total Gabon, les travaux devraient se terminer à la fin du mois, ce qui devrait ensuite permettre un retour de la pression dans l’oléoduc, et de la production du CEPP concerné, à la normale.

 

Dans le sillage de résultats 2015 lourdement pénalisés par la chute des cours de l’or noir, Maurel & Prom entendait stabiliser la production provenant des champs en production au Gabon à 28 000 barils par jour. Les travaux sur l’oléoduc risquent de lui compliquer la tâche. Or, moins de production signifie moins de revenus alors qu’au contraire, une hausse de la production serait nécessaire pour soutenir son chiffre d’affaires.

 

En 2015, la chute du pétrole a été lourde de conséquence. Sur un baril désormais vendu à 49,4 dollars, Maurel & Prom ne percevait plus que 28,9 dollars, soit 58,5%. Pour 2016, avec un prix de vente du baril estimé à 41,4 dollars, c’est seulement 23,9 dollars, soit 57,8% qui reviendront dans les comptes du groupe.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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