Une année 2015 difficile pour Total Gabon

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Une année 2015 difficile pour Total Gabon

Total Gabon enregistre une perte nette de 28 millions de dollars en 2015 bien loin de ses performances de l’année précédente. Ce mouvement baissier s’explique par la chute mondiale des cours du pétrole, mais la direction de l’entreprise souligne que ces mauvais chiffres ont été moins importants que la situation globale de l’or noir ne pouvait le laisser présager grâce à une bonne gestion. L’année 2016 devrait être meilleure même si une hausse substantielle du baril de pétrole n’est pas attendue par les experts.

 

Total Gabon fait grise mine. 2015 a été une année noire avec 28 millions de dollars de perte. Cet exercice plus que difficile est toutefois à mettre en perspective car Total Gabon n’est qu’une des innombrables victimes directes de la chute brutale des prix du pétrole. Le prix moyen du Brent s’est établi à 52,4 dollars le baril en 2015 contre 99 dollars en 2014. Des cours divisés par deux qui ont fait passer les bénéfices de Total Gabon de +88 millions de dollars à – 28 millions de dollars. Effet classique d’une crise du prix du baril, la production de Total Gabon à augmenté de 300 barils par jours en 2015 (47 300 par jour).

 

Cette petite hausse de 1 % a permis de minimiser les pertes, mais ce sont « la baisse des amortissements, la baisse des coûts d’exploitation liée au programme de réduction des coûts mis en œuvre par la société et la baisse de l’effort d’exploration » qui sont à l’origine d’une crise moins grave que prévue. La direction de Total Gabon se félicite des orientations prises qui permettent de finir l’année 2015 sur une perte limitée.

 

Total Gabon vient toutefois d’annoncer qu’il négocie un nouveau financement bancaire destiné de 300 millions de dollars pour remplacer un prêt de la même somme qui arrive à échéance le mois prochain. La capacité d’autofinancement de l’entreprise a largement diminué et est passé de 628 millions de dollars en 2014 à 124 millions de dollars en 2015 en raison de la crise du prix du baril. Ainsi, le prêt de 300 millions à renouveler est plus important que jamais pour se maintenir à flots. L’année 2016 devrait toutefois voir une progression nette du baril de pétrole bien que la barre des 100 dollars ne constitue pas un objectif réaliste même pour les professionnels du secteur les plus optimistes.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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