Découverte de fraudes à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale du Gabon

Actualités

Découverte de fraudes à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale du Gabon

Le Gabon est l’un des premiers pays africains à adopter une politique d’assurance maladie obligatoire avec la création de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) en 2007. Si ce système a été accueilli très favorablement, à la fois par la population et les observateurs internationaux, il n’en est pas moins encore entaché de quelques fraudes qui nuisent à son bon fonctionnement. Heureusement, le Fonds des GEF à l’œil.

 

Pour faire bénéficier l’ensemble de ses populations de l’assurance maladie obligatoire, le Gabon avait entrepris, à travers la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS), de recenser les Gabonais économiquement faibles. Ceux-ci devaient alors bénéficier des avantages du Fonds des GEF ainsi mis en place pour les frais de soins de santé.

 

Le Fonds comprenait 258 629 Gabonais économiquement faibles (GEF) assurés principaux, 27 588 étudiants assurés principaux, 7088 élèves non-ayants droits assurés principaux et 55 religieux assurés principaux, auxquels s’ajoutent les 223 310 ayants-droits de toutes ces catégories sociales. Ce qui fait un effectif total de 516 666 personnes immatriculés au fonds des GEF.

 

Seulement, lors du recensement des GEF, des enquêtes sociales n’avaient pas été faites pour vérifier la conformité des déclarations des enregistrés. Plus tard, la CNAMGS a décidé de procéder à la vérification de la liste des GEF enregistrés en croisant ses fichiers avec ceux de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), avec ceux de la Direction de la Solde et avec ceux de l’ex-CDE.

 

Le fichier CNAMGS est biométrique, alors qu’à la direction de la Solde, le système est déclaratif. Cette opération a permis de détecter 90 000 enfants fictifs enregistrés dans le fichier de la Solde, avec des faux actes de naissance. Par ce système, la CNAMGS fait réaliser à l’Etat, depuis février 2015, des économies de l’ordre de 700 millions de FCfa par mois.

 

Pour limiter ces enregistrements frauduleux, le DG de la CNAMGS annonce la création « dans les prochains mois » d’un quatrième fonds destiné aux travailleurs indépendants et aux petits opérateurs économiques du secteur informel. Ceci accompagné d’une large sensibilisation des populations sur les risques qu’encourent les personnes qui font des fausses déclarations.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

0 Comments

Donner son avis