Le Gabon mise sur une dette saine

Economie

Le Gabon mise sur une dette saine

Selon des informations du site Le Nouveau Gabon, la Direction Générale de la dette entend porter l’endettement du pays à hauteur de 1 645 milliards de francs CFA entre 2016 et 2018. Un endettement qui se veut sain car destiné à financer des projets d’infrastructures qui portent en règle générale la croissance vers le haut. La vaste majorité des emprunts sera réalisé sur les marchés internationaux.

 

Le Gabon poursuit sa gestion équilibrée de l’économie avec l’objectif d’un endettement de 1 645 milliards de francs CFA pour la période 2016-2018. Le chiffre issu d’un rapport de la Direction Générale de la dette a été publié par Le Nouveau Gabon même si le document n’a pas été publié dans la presse. La Direction Générale de la dette estime qu’ « en 2016, le regain de la croissance économique, notamment des activités du secteur hors pétrole, porterait à la hausse les recettes budgétaires attendues par l’Etat. Toutefois, l’ampleur des dépenses relatives à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football et l’urgence des besoins en infrastructures de soutien à la production et aux secteurs sociaux de base justifieraient le maintien des emprunts à un niveau conséquent ».

 

Les informations ne sont pas anodines puisque cela tendrait à aller dans le sens d’un Gouvernement porté par la volonté de se défaire de l’influence trop grande du pétrole sur les comptes publics et la croissance économique. Mais l’endettement n’est-il pas synonyme d’une mauvaise gestion ? La réponse n’est pas si simple car, un endettement qui produit de la richesse in fine et qui est fait à de bonnes conditions de remboursement est un endettement sain recherché par tous les Etats. Le Gabon espère suivre cette trajectoire avec 896 milliards d’emprunt en 2016.

 

Au total, ce seront 1 645 milliards de francs CFA qui seront empruntés entre 2016 et 2018. Il est précisé dans le document de la Direction Générale de la dette que « de 2017 à 2018, les emprunts seront consacrés majoritairement au développement de la production d’énergie et d’eau, à la santé, aux infrastructures routières et à l’assainissement ». Chaque année, plus de 60 % des emprunts seront effectués sur le marché international, le reste étant du ressort d’emprunts obligataires régionaux. Si le document ne signifie pas que le chemin qui sera suivi sera exactement identique, il laisse toutefois penser que la politique du Gouvernement en la matière sera proche des conceptions exprimées par la Direction Générale de la dette.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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