Une fille cachée pour Ali Bongo ?

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Une fille cachée pour Ali Bongo ?

La généalogie d’Ali Bongo est décidément un sujet qui ne se tarit pas. Après les rumeurs concernant sa naissance qui persistent malgré la preuve apportée de son acte de naissance, le président en exercice est suspecté d’être le père d’une jeune fille de 17 ans. Accusée d’être le père par la mère de l’adolescente, Ali Bongo et son entourage voient ce nouvel épisode comme une volonté de le déstabiliser alors que la campagne présidentielle bat son plein.

 

Les histoires de famille sont souvent compliquées à démêler, mais lorsque cela concerne le président Bongo, toute l’attention du pays se porte sur l’affaire. Depuis des années, la rumeur court sur le fait que le président actuel aurait été adopté et serait originaire du Biafra. Aucune honte à cela sauf que si tel était le cas, il ne pourrait pas briguer la présidence de la République car devant se soumettre à la règle qu’il faut être Congolais depuis au moins quatre générations. Malgré des preuves matérielles fournies et l’assurance des membres de la famille Bongo qu’Ali est bien le fils de feu Omar Bongo, certains continuent à vouloir entretenir le doute sur cette question.

 

Et du grain à moudre vient finalement alimenter la machine à rumeurs depuis qu’une femme vivant dans la ville française d’Angers a déclaré au Journal du Dimanche que sa fille de 17 ans n’est autre que « la Mazarine du Gabon ». Joyce Ondo affirme qu’elle a entretenu une relation avec le futur président sans que ce dernier ait jamais voulu rencontrer celle qui est présentée comme le fruit de leur amour. Vraie ou pas, cette affirmation pourrait s’arrêter là, mais les conséquences politiques sont une nouvelle fois à prendre en compte car si aucune procédure n’est ouverte, la question du test ADN pour reconnaître la paternité grise bien des esprits au Gabon.

 

L’avocate française d’Ali Bongo se dit « très dubitative (…) Si mon client recevait une assignation et que je constate qu’il s’agit d’un abus de droit, alors je riposterais comme il se doit. Mais je considère qu’il s’agit pour l’heure d’une tentative de déstabilisation destinée à alimenter les réseaux sociaux en vue de la présidentielle ». L’effet escompté de cette possible manipulation est en tout cas visible car si la présidence se dit sereine, une partie de l’opposition tente de reformer la vague de la question du test ADN et de l’ascendance d’Ali Bongo. Affaire à suivre donc même si sur le plan judiciaire peu de choses sont à attendre.

Journaliste reporter d'images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l'actualité à l'écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd'hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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