Ali Bongo, avocat de l’urgence climatique en Afrique

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Ali Bongo, avocat de l’urgence climatique en Afrique

Appelé à prendre part ce vendredi à la cérémonie de signature des Accords de Paris/COP21, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a plaidé en faveur d’une prise de conscience collective.

 

Continent le moins pollué parce que le moins industrialisé, l’Afrique est pourtant directement menacée par la lente montée des eaux. Une hausse des températures de 4 degrés serait catastrophique pour le monde entier, mais les conséquences pour les pays en développement seraient encore plus dramatiques. Selon le dernier rapport du Groupe international d’experts sur le climat (GIEC), les grandes métropoles côtières – et quelque 900 millions de personnes – sont exposées à un risque naturel élevé d’inondation d’ici la fin du siècle. Quant aux déplacés environnementaux, ils étaient 26 millions en 2015, plus que les réfugiés politiques, soit un par seconde.

 

Il est nécessaire de prévenir les menaces et anticiper les nouveaux risques, ainsi que d’assurer la préservation de l’environnement dans l’intérêt des générations futures. Plusieurs voies se sont levées afin de souligner l’urgence d’une action volontaire et organisée. La tradition de la diplomatie d’excellence, qui confère au Gabon un rôle prescripteur lors des échanges d’idées sur la scène internationale, trouve une nouvelle illustration à travers le leadership du Chef de l’Etat face aux enjeux du climat.

 

Lors d’un entretien conduit au siège mondial de Bloomberg, le chef de l’Etat gabonais a interpelé ses contemporains : « En Afrique subsaharienne, les effets des périls climatiques, les conflits pour l’accès à l’eau et aux terres arables, peuvent engendrer une grave crise humanitaire dans les trente ans à venir », avant d’ajouter : « Nos pays en développement ont des problèmes sans doute spécifiques ; mais les conséquences de nos échecs seront universelles. »

 

Ali Bongo ne manque pas d’ambition pour son propre pays : « Le Gabon avec ses 88% de forêt, poumon vert géant des bassins de l’Ogooué et du bassin du Congo, doit montrer l’exemple en matière de transition énergétique et d’adaptation ; l’Afrique, elle aussi, a des solutions à proposer, afin que la jeunesse reçoive en partage une terre où chacun aura sa chance »

Pourquoi le Gabon ? Pourquoi écrire sur ce pays ? On s’en fera une petite idée en apprenant que Céline Meriault y a vécu une partie de son enfance, et en a conservé d’excellents souvenirs. Aujourd’hui journaliste, il lui semble important de mettre un coup de projecteur sur ce pays dont on parle trop peu, bien qu’il soit sur bien des points l’un des plus avancés d’Afrique : développement durable, tourisme, entrepreneuriat, etc.

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