Ségolène Royal adepte des solutions vertes gabonaises

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Ségolène Royal adepte des solutions vertes gabonaises

En visite au Gabon dans le cadre de sa tournée africaine, la ministre française de l’Ecologie, Ségolène Royal, s’est entretenue avec le président Ali Bongo. Très impressionnée par la démarche du Gabon en matière environnementale, la ministre a souligné les « politiques exemplaires » mises en œuvre au Gabon et espère que l’Accord de Paris signé en décembre dernier sera bientôt ratifié par une majorité de pays pour que le texte puisse être appliqué.

 

L’Afrique est particulièrement touchée par les conséquences dramatiques issues du réchauffement climatique. Les sécheresses sont de plus en plus longues et fortes et les épisodes d’inondation toujours plus dévastateurs. Certaines populations sont obligées de migrer et bouleversent des équilibres souvent précaires. Continent le plus vulnérable et aux moyens les plus limités pour lutter contre ces changements, l’Afrique est depuis la signature de l’Accord de Paris, la priorité de Ségolène Royal. La ministre française ne cesse de répéter que « l’avenir de la planète se décide sur le continent africain, le plus durement victime du dérèglement climatique, comme le sont les petites îles, sans en être responsable. La COP21 doit donc tenir sa promesse, et je m’y engage ».

 

L’étape gabonaise de la tournée de Ségolène Royal a été marquée par la bonne entente entre le président Bongo et celle qui est désormais présidente de la COP21. Les deux personnalités ont échangé à propos de la politique environnementale du Gabon et la ministre s’est félicitée des mesures prises en la matière par Libreville. Elle a notamment mise en évidence « l’implication très forte du Président Bongo Ondimba et de son équipe durant la COP21. Je suis donc venue écouter les attentes des autorités et demander un soutien du Gabon », un pays « aux politiques exemplaires » doté « d’outils, de technologies et d’institutions pour mettre à sa portée l’atteinte d’objectifs de développement plus propres et plus rationnels ».

 

La lune de miel entre la France et le Gabon sur les problématiques environnementales est donc complète et le président Ali Bongo a confié son désir de voir l’Afrique « faire partie de la solution que doit apporter l’humanité au défi complexe posé par le changement climatique ». Le chef de l’Etat compte sur le Plan national d’affectation du territoire (PNAT) qui prévoit de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2025 afin de prendre la tête, par l’exemple, de la lutte contre le réchauffement climatique en Afrique.

 

Ratifié et mis en œuvre rapidement ou non, l’Accord de Paris ne sera un succès que si le continent africain joue un rôle important. Le développement des énergies renouvelables et en premier lieu des sources photovoltaïque a le potentiel pour changer la face énergétique, économique et environnementale de l’Afrique. L’appuie de la communauté internationale vis-à-vis des pays les moins développés sera capital pour que la lutte contre le réchauffement climatique soit réellement mondiale et réussie.

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