Forum économique mondial : Ali Bongo mise sur les TCI

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Forum économique mondial : Ali Bongo mise sur les TCI

Le 26e Forum économique mondial qui a lieu actuellement à Kigali (Rwanda) a été l’occasion pour le président Ali Bongo de présenter les fruits de la politique en faveur des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). Ces dernières sont considérées comme essentielles dans le développement économique du pays au moment où les hydrocarbures traversent une crise douloureuse.

 

L’économie gabonaise dépend encore grandement des revenus générés par l’exploitation pétrolière et la baisse des cours du pétrole frappe durement le budget de l’Etat. Cette dépendance est connue et redoutée depuis des années et lors de son entrée en fonction, l’actuel président a entamé une grande campagne de diversification de l’économie. Les efforts à faire sont encore importants, mais désormais les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont leur mot à dire. Le chef de l’Etat a confirmé lors du Forum économique mondiales qu’elles sont « porteuses de points de croissance supplémentaires et créatrices de milliers d’emplois dans le monde de l’économique numérique constituent également une aubaine pour la diversification de l’économie gabonaise ».

 

Les TIC peuvent changer la donne à terme, mais ne sont pas encore d’un poids assez lourds pour changer la donne économique. Le président a souligné : « Nous vivons une situation difficile à l’instar de tous les autres pays producteurs de pétrole. Mais, comme pistes de sortie, nous avons commencé le programme de diversification de notre économie. Nous sommes encore loin de ce que nous voulons atteindre, voilà pourquoi nous demandons le soutien du peuple gabonais ». Il envisage cependant une reprise plus forte de la croissance à compter de l’année prochaine. Une perspective encourageante qui s’appuie peut-être sur des prévisions plus optimistes dans le domaine des hydrocarbures.

 

A cette remontée espérée, il faut souligner la place grandissante de l’agriculture dans lequel le projet GRAINE pourrait faire des miracles. En effet, l’objectif est de faire passer la part de l’agriculture dans le PIB de 5 % aujourd’hui à 20 % en 2020. Enfin, l’industrie devrait également jouer un rôle plus important avec plusieurs projets sur la table notamment à Port-Gentil.

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