Bicig : la Banque populaire évincée au profit d’un repreneur français ?

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Bicig : la Banque populaire évincée au profit d’un repreneur français ?

BNP Paribas, la maison mère de la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) avait annoncé vouloir se défaire de sa filiale gabonaise. La candidature du marocain Banque populaire, largement pressenti pour reprendre cette activité, est néanmoins fragilisée par une annonce du conseil d’administration de l’établissement.

 

Depuis sa création, le 30 mars 1973, la Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie du Gabon (BICIG) est détenue à hauteur de 47% par le groupe bancaire français BNP Paribas. Forte de 19 points de vente, 45 Guichets Automatiques de Banque (GAB) et 200 Terminaux de Paiement Electronique, la BICIG a le premier réseau bancaire du pays et est leader en monétique et en télématique. Aussi, en avril dernier, lorsque la BNP a annoncé souhaiter se séparer de sa branche gabonaise, les offres de reprise ont abondé.

 

A l’époque, il ressortait que le français avait choisi le groupe bancaire mutualiste marocain (et non Attijariwafa Bank, comme annoncé dans certains médias) pour reprendre ses parts. L’opération était alors bien avancée, mais l’État gabonais, qui possède la même part que BNP Paribas, semble encore réticent à ce transfert. Ce dernier ne semble pas vouloir accroître davantage le poids des banques du royaume marocain et ne souhaite pas le départ de la compagnie française, qui pourrait être interprété négativement en période préélectorale.

 

Rappelons que ce n’est pas en raison du marché bancaire local ou de la santé de la Bicig que BNP Paribas a décidé de se désengager de la deuxième banque du pays, mais parce que l’État refuse de lui céder la majorité absolue du capital. Plusieurs possibilités auraient toutefois été évoquées : une montée de BNP Paribas au capital (ce que le groupe demande depuis des années) ; une reprise (temporaire) des parts par le fonds souverain ; le choix d’un repreneur français. Pour l’instant le BNP a écarté tout maintien si la situation ne change pas.

Journaliste reporter d’images en Afrique centrale pour la télévision française, François Jamet couvre également l’actualité à l’écrit, dans les colonnes de grands médias. En plus de ces activités, il est aujourd’hui rédacteur en chef de le-gabon.net.

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