La SEEG dans le collimateur du Gabon

Economie

La SEEG dans le collimateur du Gabon

A moins d’un an de la fin de la concession de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) au Gabon, le sort de l’entreprise est encore en suspens.

 

La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) n’est pas en odeur de sainteté à Libreville. Ses services, critiqués pas certains usagers, mette en péril le maintien du contrat qui la lie au gouvernement gabonais. S’il n’est pas question de radier la concession à majorité française pour l’iantant, ses conditions de travail pourraient être sérieusement révisées. Rappelons à ce titre que le 9 avril dernier, le ministre gabonais de l’Energie, Régis Immongault, avait affirmé que l’Etat « n’envisageait pas pour l’instant » de résilier la concession avec Veolia, au terme de laquelle la SEEG est chargée de produire, transporter et distribuer l’eau potable et l’électricité dans le pays.

 

Cependant, un audit du contrat liant l’État gabonais et la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), filiale du groupe français Veolia, a été lancé à la fin du mois de mai. Il vise à établir « une opinion aussi fidèle que possible sur la manière et sur le déroulement de l’exécution de la convention » signée en 1997 pour 20 ans par l’Etat et Veolia. Il doit « faire le point sur le respect ou non par le couple SEEG-Veolia des clauses contenues dans le contrat (…). Il est aussi question de mettre à la disposition des gouvernants des données chiffrées et des analyses pertinentes qui leur permettront de reconsidérer au mieux ladite convention », d’après Gabon Matin, quotidien de l’agence officielle de presse.

 

Créée en 1950, la SEEG est en charge de la concession du service public d’eau et d’électricité au Gabon. Elle s’est efforcée au cours de son demi-siècle d’existence d’œuvrer pour l’amélioration de la qualité de service et le développement des nouvelles offres de services adaptés aux attentes de la clientèle et l’anticipation de leurs futurs besoins. Son parc de centrales hydroélectriques et thermiques représente une capacité de production de 443 MW et une capacité de production d’eau potable de 279 000 m3/jour. Cependant, la SEEG, détenue par Veolia à 51%, est très critiquée en raison de coupures fréquentes d’eau et d’électricité au Gabon.

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