Philippe Mory, une fin tragique pour un parcours exceptionnel

Le Gabon vu d'ailleurs

Philippe Mory, une fin tragique pour un parcours exceptionnel

Considéré comme le père du cinéma gabonais, Philippe Mory, réalisateur et l’un des plus grands acteurs du cinéma au Gabon s’est suicidé mardi soir dans sa résidence de Libreville.

 

La même question est sur les lèvres de tous les cinéphiles gabonais – et plus largement du monde entier – depuis mercredi : pourquoi ? Qu’est-ce qui a poussé Philippe Mory, légende du septième art gabonais, à mettre fin à ses jours ? L’acteur et réalisateur martiniquais s’est tiré une balle de fusil à pompe dans la bouche mardi soir, à la plus grande surprise du public, et sans qu’aucune explication n’ait pour l’heure été donnée sur les mobiles de ce drame.

 

Philippe Mory a commencé sa carrière cinématographique en 1954 en France avec « Ali Baba et les 40 voleurs », avant sa révélation à l’opinion comme jeune réalisateur de talent dans le film, « On n’enterre pas le dimanche » (prix Louis Delluc 1959) pour lequel il fut repéré par le cinéaste Michel Drach. C’est alors le premier noir à jouer un rôle majeur dans un film français. Sa carrière au Gabon commence en 1962 dans le film « La cage » sélectionné au festival de Cannes en 1963.

 

Sa vie bascule en 1964 lorsqu’il participe au coup d’État contre Léon Mba. Il restera trois ans en prison. À sa sortie, il tourne plusieurs films. Il réalise son premier film « les tam-tams se sont tus. » Quatre ans plus tard il crée le Centre national du cinéma ainsi que la Fédération Panafricaine des Cinéastes, et devient le père du cinéma gabonais.

 

Seul indice laissé par ce départ dramatique, il devait se rendre à Bongolo, célèbre hôpital de campagne pour se faire opérer d’une cataracte.

0 Comments

Donner son avis