Eramet s’enracine au Gabon

Economie

Eramet s’enracine au Gabon

Malgré du recul des cours des matières premières sur les marchés financiers, le français Eramet continue son implantation au Gabon. Après gisement de manganèse prometteur et une première industrie locale de transformation, l’entreprise ouvre maintenant une Ecole des Mines et de métallurgie. Cette dernière vise à former des gabonais mais aussi des jeunes du monde entier qui rêvent d’avoir une formation de techniciens de l’industrie minière ou d’ingénieur dans ce secteur.

 

Le groupe Eramet et sa filiale Comilog, dans un partenariat public-privé avec l’État gabonais, a inauguré l’Ecole des mines et de la métallurgie de Moanda (E3MG) le 6 juin dernier. L’ouverture de cet établissement supérieur fait suite à une promesse faite par Ali Bongo Ondimba, le 15 septembre 2011 à Franceville, lors du 7e Conseil des ministres délocalisé dans la province du Haut-Ogooué. Cet établissement a pour objectif de répondre au besoin du pays de mettre à la disposition des entreprises des ingénieurs et techniciens opérationnels permettant de contribuer à accroître le dynamisme du secteur minier gabonais. Elle pourra à terme accueillir plus d’une soixantaine d’étudiants qui bénéficieront d’une formation pratique dans trois domaines : prospection minière, extraction des minerais et métallurgie.

 

Le bâtiment de l’Ecole est doté des moyens d’enseignement de pointe : un amphithéâtre ultramoderne équipé de visioconférence, des halles techniques pour les géosciences et le génie des procédés, une salle informatique et un laboratoire de langue. Les étudiants seront logés sur place dans un campus comprenant une soixantaine de chambres individuelles – incluant quatre spécialement équipées pour les personnes à mobilité réduite. Pour un investissement estimé à plus de 12 milliards de FCFA, la construction de cet établissement d’élite est une contribution importante au plan stratégique Gabon émergent.

 

Les autorités gabonaises, soucieuses de diversifier une économie encore très dépendante des recettes pétrolières, ont multiplié les collaborations avec le groupe français. Ce dernier a investi plus de 240 millions d’euros dans la construction d’un vaste complexe industriel dont les premiers fours ont démarré la production en 2014.  Sur 50 hectares, le site de Moanda accueille désormais une usine de manganèse métal d’une capacité de 20 000 tonnes par an et une usine de silico-manganèse capable de produire 65 000 tonnes. Il a permis de créer “432 emplois directs et environ autant dans la sous-traitance”, selon le directeur du Complexe métallurgique de Moanda, Johan Carette.

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