Jean Ping face à la Justice

Politique

Jean Ping face à la Justice

Avant de passer par la case élection, Jean Ping, ancien président de la Commission de l’Union africaine devra certainement rendre des comptes à la Justice gabonaise. C’est en tout cas l’avis du procureur de la République, Steeve Ndong Essame, qui s’est fendu d’un réquisitoire télévisé durant lequel le grand public a appris la mise en demeure du principal adversaire d’Ali Bongo à la prochaine présidentielle.

 

S’agit-il d’une cabale politique dont est victime Jean Ping ? La réponse ne fait aucun doute pour les partisans de celui qui a endossé depuis plusieurs mois les habits du principal opposant au président Bongo. Invité par la justice à se rendre à deux convocations au cours du mois de juin, l’homme politique n’a pas répondu à ces appels et se retrouve dans le collimateur du procureur de la République. Ce dernier répond au nom de Steeve Ndong Essame et est intervenu à la télévision sur les ondes de Gabon24 le 21 juin afin d’expliquer l’imbroglio judiciaire dans lequel se trouve Jean Ping.

 

Le candidat à la présidentielle est dans l’œil du cyclone pour avoir qualifié certains gabonais de « cafards ». Cette sortie verbale très musclée éveille l’attention de la Justice en raison « de propos appelant la population à la haine, à la désunion des citoyens et à braver l’autorité de l’Etat (…) Jean Ping, dans une posture de défiance de l’autorité de la loi et de la justice, n’a pas daigné répondre aux convocations adressées par les autorités judiciaires, arguant qu’il avait affaire à une police politique ». Politique ou pas, cette affaire montre que les tensions deviennent plus vives à mesure que le scrutin se rapproche.

Le procureur de la République a tenu un discours particulièrement sévère à l’endroit du candidat : « Après avoir apprécié l’incivisme du justiciable Jean Ping qui ne saurait être au-dessus de la loi, le gouvernement représenté par l’agent judicaire de l’Etat et un citoyen lésé par des propos diffamatoires sur sa personne ont cité directement et distinctement M. Ping devant le tribunal correctionnel de Libreville pour répondre respectivement des faits d’atteinte à l’ordre public et à la sécurité publiques, puis de diffamation ». Affaire à suivre donc.

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