Ali Bongo défend le bilan de son septennat

Politique

Ali Bongo défend le bilan de son septennat

A deux mois des élections présidentielles attendues le 27 août prochain, le numéro un gabonais, candidat à sa propre succession, a dressé, mardi à Libreville devant les deux chambres du parlement réunies en congrès, le bilan de son action à la tête du pays. Retour sur sept ans de pouvoir.

 

« Je suis venu présenter mon bilan à toute la nation », a déclaré le président gabonais au début de son allocution. Deuxième exercice du genre en quatre ans, le président de la République s’est exprimé devant les députés et sénateurs, réunis en Congrès, au palais Léon-Mba mardi dernier. Quatre ans après avoir présenté son plan « Gabon émergent » au Parlement, Ali Bongo Ondimba, l’heure était aux comptes. Jusqu’en 2009, le Gabon développait une économie de rente basée sur l’exploitation et l’exportation des matières premières. Les efforts de transition et de diversification ont été énumérés dans son discours.

 

Infrastructures, construction de ponts ou de routes et accès à l’électricité : le chef de l’État a enchaîné les démonstrations et les chiffres, tout en rappelant les difficultés rencontrées par l’économie gabonaise, impactée fortement par l’effondrement des cours du pétrole.  Grâce aux réformes que nous avons engagées et à un effort d’investissement sans précédent, nous sommes petit-à-petit sortis de la léthargie », s’est-il félicité. Porté par des secteurs comme le bois, l’agriculture et le manganèse, le pays a su maintenir une croissance « modérée » en 2016 – un avis partagé par la Banque mondiale et le FMI.

 

Autre point majeur de son discours : le maintien de la paix dans le pays. « Les Gabonais aiment la paix… Je maintiendrai notre pays dans la paix et la sécurité », s’est-il engagé. A l’heure ou le chaos menace encore trop de ses voisins d’Afrique Centrale – la Centrafrique sort tout juste de la crise, la RDC semble prête à s’y plonger, les tensions au Congo ont provoqué l’attaque de son ambassade à Paris – le Gabon s’est en effet illustré comme un havre de paix. Cela a permis à l’économie de s’épanouir et aux investissements étrangers d’abonder.

 

Ali Bongo a aussi su, dans ce bilan clairement positif en vue de la campagne, reconnaitre certains échecs. Selon ses propres dires, « il nous faut travailler davantage ». Sur la question du logement, par exemple « les efforts déployés n’ont produit que peu de résultats », a admis le président, soulignant que seuls « 10 % des objectifs » du gouvernement avaient été réalisés, avec moins de 4.000 logements construits en sept ans. Le chômage des jeunes (près de 30%) reste lui aussi trop élevé. Des situations que le président-candidat s’est engagé à changer si le peuple lui faisait à nouveau confiance.

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