Sylvia Bongo : une Première Dame au service du Gabon

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Sylvia Bongo : une Première Dame au service du Gabon

Si la course à la présidentielle bat son plein, les événements politiques ne semblent avoir aucune prise sur l’action de Sylvia Bongo. La Première Dame est très investie aux côtés de son mari, mais son action en faveur du Gabon se concentre sur les sphères humanitaire et sociale. Sylvia Bongo Odimba a créé une fondation qui porte son nom et qui depuis trois années travaille en faveur des femmes et de la famille. Portrait d’une Première Dame pas comme les autres.

 

Le nom de Bongo Odimba est intimement lié à l’histoire récente du Gabon. Le président Ali Bongo œuvre sur la scène nationale et internationale à l’émergence du Gabon, mais le personnage qui nous intéresse aujourd’hui est moins exposé médiatiquement. Il s’agit de son épouse, Sylvia Bongo, qui à sa manière s’emploie également pour le développement du pays. Depuis trois ans, celle qui a épousé Ali Bongo en 1989 a créé la Fondation Sylvia Bongo pour la famille et se démène au Gabon, mais aussi à l’étranger pour améliorer le quotidien de ses compatriotes.

 

Interviewée par L’Union le 27 juin, Sylvia Bongo mettait une nouvelle fois l’accent sur l’éducation comme « outil le plus puissant pour façonner l’avenir du Gabon émergent ». Elle n’hésite pas à critiquer le système éducatif qui a prévalu au cours des dernières décennies en Afrique subsaharienne et met tout son poids pour influencer les politiques publiques gabonaises dans ce secteur. Nul doute que le message a été reçu par son mari, dont le mandat est marqué par des initiatives fortes en faveur de la jeunesse, afin qu’elle possède les outils de son développement propre.

 

La famille regroupe des combats qui touchent plusieurs domaines comme la lutte contre le SIDA, l’une des priorités de sa fondation. Plusieurs campagnes ont été lancées contre un fléau qui endeuille et met à mal la structure familiale. Safety First, CAN sans SIDA font partie des dernières actions qui visent à sensibiliser la population à ce combat. Et là encore, la place des femmes est plus que jamais importante, car elles sont plus touchées que les hommes au Gabon par le SIDA avec un taux de séroprévalence de 5,8 % (contre 2,2 % pour les hommes). Une campagne de mobilisation a été lancée en ce sens dès mai 2013 pour qu’il n’y ait, à terme, plus de décès, de transmission à l’enfant ni de discrimination.

 

Les campagnes sanitaires dépassent le seul Gabon et Sylvia Bongo se rend souvent à New York pour sensibiliser la communauté internationale au problème du SIDA, car après la prise de conscience, les efforts au niveau international peuvent avoir tendance à se relâcher. De Libreville à Port-Gentil en passant par New York, Sylvia Bongo s’investit pleinement en faveur de ceux qui ont le moins et qui en ont le plus besoin. Des rencontres souvent fortes, croquées par l’œil du photographe Guillaume Adam qui a réalisé de nombreuses photos où l’esthétique et la chaleur humaine se mêlent avec une si particulière douceur. Elles mettent en lumière la force de conviction d’hommes et de femmes réunis autour de causes universelles qui font du monde un espace où il fait meilleur vivre.

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