Maixent Accrombessi au secours des relations Congo-Gabon

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Maixent Accrombessi au secours des relations Congo-Gabon

Après les suspicions du soutien gabonais à l’opposition congolaise, le Président de la république, Ali Bongo Ondimba a chargé son Directeur de cabinet, Maixent Accrombessi, d’aplanir les relations entre Libreville et Brazzaville.

 

Le torchon brule-t-il entre les deux voisins d’Afrique centrale que sont le Gabon et le Congo. Les deux pays, réputés proches – Ali Bongo est même lié par alliance au président congolais – serait en bisbille. Si des rivalités ont toujours existé entre les deux états, notamment pour prendre la tête du mouvement vert dans la région, et à terme peut-être sur le continent, il s’agirait là d’un point de contentieux beaucoup plus délicat. Le président Congolais, Denis Sassou-Nguesso accuserait en effet le Gabon d’avoir soutien des groupes d’insurgés cherchant à déstabiliser son pays après sa réélection pour un troisième mandat consécutif.

 

Selon des sources diplomatiques, l’entretien entre les deux hommes se tiendra à Oyo, au début du mois de juin a été tendu. Deux principaux sujets devraient être à l’ordre du jour de cet échange : l’affaire de l’acte de naissance d’Ali Bongo, dont les opposants ont récemment révélé qu’ils n’en avaient trouvé aucune trace à Brazzaville au Congo, et les questions de sécurité entre les frontières reliant les deux pays. Depuis la prise de pouvoir d’Ali Bongo en octobre 2009, les relations bilatérales se seraient passablement dégradées.

 

C’est nul autre que « l’homme à la manœuvre », Maixent Accrombessi, qui a été chargé de rétablir un climat plus bienveillant entre les deux pays. Cela atteste de l’importance accordée à ce coup de froid par le président gabonais, M Accrombessi lui servant d’ordinaire d’atout pour les situations cruciales.

La mission d’Accrombessi serait également de réconcilier le président congolais et son adversaire et ex collaborateur, Jean Marie Michel Mokoko. CE dernier a fait un « comeback » inopiné et a fragilisé la candidature de Sassou. Les insurgés qui ont pris les armes après sa réélection ont également été rattachés au « camp Moloko » par le gouvernement congolais.

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