De nouveaux fonds pour le Transgabonais

Economie

De nouveaux fonds pour le Transgabonais

La Société financière internationale (SFI), filiale du groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, et le français Proparco joignent les efforts pour financer la rénovation du réseau ferroviaire Transgabonais, long de 650 km.

 

La Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) a obtenu un prêt de 52,5 millions d’euros auprès de la Société financière internationale (IFC) auquel se joint un autre prêt, d’un montant de 32,5 millions d’euros apportés par le groupe français Proparco (filiale de l’Agence française de développement). Ces versements sont réalisés dans le cadre d’un important projet d’investissements prévu par Setrag pour moderniser ses infrastructures.

 

L’investissement permettra entre autres de renforcer la qualité et la sécurité de l’infrastructure ferroviaire, d’acquérir de nouveaux moyens roulants et d’équiper la ligne d’un réseau de signalisation dernière génération aussi appelé TETRA. L’augmentation de la vitesse des trains circulant sur le chemin de fer pourra ainsi réduire la durée de voyage. La sortie du minerai de manganèse transite exclusivement par les rails. L’exportation du minerai était limitée jusqu’à présent par la capacité du réseau ferroviaire à absorber et évacuer plus.

 

« Nous sommes heureux d’avoir fourni les services consultatifs et de financement pour la remise en état du Transgabonais », se réjouit Vera Songwe, la directrice SFI des régions Afrique de l’Ouest et Afrique Centrale dans un communiqué de l’institution. « Ce projet soutiendra des solutions de transport efficace par les opérateurs du secteur privé pour les sociétés minières et les expéditeurs de marchandises, facilitant ainsi l’investissement industriel et la croissance économique au Gabon ».

 

Le financement d’IFC et de Proparco entre dans le cadre de la première phase, d’une durée de quatre ans, de ce programme de modernisation (prévu pour s’achever en 2022). Il prévoit la réhabilitation de la voie ferrée ainsi que l’acquisition d’un nouveau matériel roulant pour le remplacement et l’expansion de la flotte actuelle.

 

En plus, l’Etat gabonais déploiera 86 millions d’euros. Le montant restant d’après la fiche technique du projet devrait être consentis par la Comilog et par les gains générés par la Setrag au cours de son activité. LE montant total de cette remise à neuf est en effet colossale. On estime que la facture totale du projet sera de l’ordre d’un peu plus de 330 millions d’euros.

 

Pour rappel, la Setrag est détenue à 64% par la société française Eramet et à 29% par l’Etat gabonais. Setrag exploite depuis plusieurs années le réseau de rail construits dans les années 60.

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