Fuite des bilans de santé des candidats à la présidentielle

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Fuite des bilans de santé des candidats à la présidentielle

Les rendus de la commission médicale chargée de se prononcer sur l’aptitude des candidats à l’exercice de la fonction de président de la République au titre de l’élection du 27 août ont fuité. Le public a ainsi pu connaitre l’état de santé des concurrents.

 

Un candidat infecté par le VIH est-il en mesure d’exercer la fonction de chef de l’État ? C’est la question qui se pose au lendemain de la fuite des résultats confidentiels des examens de santé auxquels ont dû se soumettre toutes les personnes concourant lors de l’élection présidentielle du 27 août prochain. Conformément aux prescriptions du code électoral, les postulants ont passé des examens, notamment radiologiques et sanguins, au Centre hospitalier universitaire de Libreville. En principe, les prélèvements sont anonymes et codés, amis les noms des intéressés ont néanmoins été révélés.

 

La loi gabonaise n’interdit pas à une personne atteinte d’une maladie grave de concourir, bien que la nouvelle risque effectivement de réduite ses chances : qui voterait pour un homme risquant de mourir à tout moment ? De même, des doutes persistes quant à la capacité de la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) de rayer le nom des malades de la liste définitive des candidats – et le cas échéant si ceux-ci peuvent attaquer pour discrimination la Commission.

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