Présidentielle : l’armée à Port Gentil

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Présidentielle : l’armée à Port Gentil

En prévision de l’élection présidentielle (prévue le 27 août), le gouvernement gabonais a prévu que des forces de s’installent dans toutes les zones « sensibles » de la ville pétrolière de Port-Gentil afin d’éviter les violences.

 

A l’approche de la présidentielle, la lutte politique bat son plein. Dans e contexte, il est habituel que les esprits s’échauffent et des débordements peuvent se produire. Afin d’éviter l’occurrence d’incident, le gouvernement, qui redoute que des violences n’éclatent dans la ville de Port Gentil, a décidé d’y déployer des forces de sécurité. Les campagnes électorales précédentes ont en effet été marqués par des émeutes et des saccages.

 

En 1990, le grand marché et de nombreux commerces avaient été incendiés. Des scènes similaires s’étaient produites en 1993 et en 1998, avec notamment la mise à sac du consulat de France. Plus grave encore, en 2009, les heurts avaient causé la mort de trois personnes dans les violences post-électorales. En conséquence, Port-Gentil, avait été placée sous couvre-feu la nuit, mais le mal avait été fait.

 

A l’époque, le président nouvellement élu, Ali Bongo Ondimba, avait menacé de solliciter auprès du parlement l’autorisation d’instaurer un état de siège dans la cité portuaire. Il avait appelé la population au calme, mettant en garde contre une ville qui pouvait devenir « un champ de bataille. » Compte tenu du contexte difficile pour la ville – les entreprises du secteur pétrolier licencient des milliers de personnes du fait de la crise du prix du baril – le risque d’embrasement est conséquent.

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