Cemac : Ali Bongo appelle à un partenariat avec l’UE

Economie

Cemac : Ali Bongo appelle à un partenariat avec l’UE

A la session extraordinaire de la conférence des chefs d’États de la Communauté des États d’Afrique centrale (Cémac), le préisident gabonais Ali Bongo Ondimba a appelé ses homologues à la reprise de négociations en vue d’un accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE).

 

Lors du dernier sommet de la Cemac (Congo, Cameroun, Gabon, Tchad, Centrafrique, Guinée équatoriale), tenu à Malabo (Guinée équatoriale), le 30 juillet dernier, le chef de l’État gabonais, Ali Bongo Ondimba, a plaidé en faveur de l’adoption des accords de partenariats économique (APE) avec l’Union Européenne. Le président de la république a appelé ses homologues à la reprise de négociations conjointes, en vue de la signature d’un Accord de partenariat économique (APE) « complet, juste et équilibré » devant lier l’Afrique centrale à l’Union européenne (UE).

 

Cette rencontre s’est tenue alors que le Cameroun, première économie de cette sous-région, connaîtra l’entrée en vigueur le 4 août 2016 de l’accord d’étape, qui singularisera ses relations avec l’UE et introduira des complexités dans l’union douanière qu’elle partage avec les autres pays de la sous-région. Ces accords sont censés faciliter l’exportation des produits africains vers l’Europe. Initialement, ces négociations de longue haleine, commencées en 2003, n’avaient mené à rien pour les autres états ou pour la région dans son ensemble.

 

Cependant, la morosité économique dans la région, due à la chute du prix des matière premières, a poussé les chefs d’état à revoir leur position. La croissance économique en Afrique centrale ne devrait être que d’1,7% en 2016 contre 2,5% en 2015, avait dit début juillet le gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). Pour rappel, la croissance était en 2014 de 4,9% dans les pays de la sous-région.

 

Avec seulement 44,1 millions d’habitants, l’Afrique centrale pèse assez peu en comparaison à l’Union européenne qui compte à elle seule, 508 millions d’habitants. Outre cet aspect, le poids des marchés intérieur de la Cemac est très faible. Au Gabon par exemple, deuxième puissance économique de la sous-région, la démographie est très faible. Avec 1,8 millions d’habitants le pays ne peut compter sur son marché intérieur pour développer par exemple les activités comme le commerce.

 

Pour l’instant les négociations se présagent comme mouvementées. En effet un accord régional complet sera délicat, alors que l’Union Européenne a déclaré ne plus vouloir négocier avec la CEMAC, invitant les autres Etats à adhérer à l’accord préalablement signé par le Cameroun. Une chose à laquelle ces derniers se sont refusés jusqu’ici.

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