Présidentielle au Gabon : l’UE appelle à « tout faire » pour éviter les violences

Le Gabon vu d'ailleurs

Présidentielle au Gabon : l’UE appelle à « tout faire » pour éviter les violences

A moins d’un mois du scrutin présidentiel gabonais, et à mesure que la tention monte entre le parti au pouvoir et l’opposition, l’UE appelle à « éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation. »

 

Dans un climat tendu à l’approche de la présidentielle du 27 août, l’Union Européenne (UE) multiplie les appels au calme. Mariya Gabriel, représentante de la Mission d’observation électorale de l’UE au Gabon, a demandé aux autorités gabonaises ainsi qu’aux partis d’opposition « de tout faire afin d’éviter tout acte de violence ou toute forme de provocation », soulignant qu’il « en va de leur responsabilité commune », lors d’une conférence de presse pour le lancement de la mission européenne au Gabon.

 

L’UE a en effet signé le lundi 25 juillet 2016 avec la partie gabonaise un Accord pour l’envoi au Gabon d’une Mission d’Observation Electorale (MOE) lors de l’élection présidentielle du 27 août 2016. L’accord a été signé par les ministres gabonais des Affaires étrangères, Emmanuel Issozet Ngondet et son collègue de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya pour la partie gabonaise. Helmuth Kulitz, représentant de l’UE au Gabon a signé pour la partie européenne.

 

« La mission s’inscrit dans une dynamique d’élections transparentes, libres et crédibles », a précisé la députée européenne bulgare. « Les récents incidents qui ont donné lieu à des actes de violences sont inquiétants. La campagne électorale doit se faire dans un environnement apaisé ou les libertés fondamentales -la liberté d’expression, d’association et de rassemblement- sont pleinement respectées. » Mme Gabriel a par ailleurs demandé aux autorités « de garantir la transparence du processus électoral à tous les niveaux. »

 

Ces déclarations interviennent alors que la Cour constitutionnelle du Gabon vient de rejeter les recours introduits par trois opposants – l’ancien président de la Commission de l’Union africaine Jean Ping, l’ex-président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama et de l’ancien ministre Pierre-Claver Maganga Moussavou, tous trois candidats à cette election – contre la candidature à la présidentielle du chef de l’Etat sortant Ali Bongo Ondimba.

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