Présidentielles : vers une opposition unie ?

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Présidentielles : vers une opposition unie ?

Un accord politique passé entre Jean Ping, Guy Nzouba Ndama et Casimir Oyé Mba fait du premier le candidat unique de leurs trois campagnes. Les deux autres ont accepté de se retirer et de le soutenir à 11 jours du scrutin présidentiel. Dernier effort d’une opposition désorganisée.

 

A onze jours du vote, la campagne présidentielle a pris une tournure inattendue. Deux poids lourds de l’opposition, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba-Ndama et de l’ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba, ont choisi de se retirer, et de soutenir l’ancien directeur de cabinet et ministre d’Omar Bongo Ondimba et ex-président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping. AU terme de longues tractations entre différents candidats, il a été éfini qu’une candidature unique serait le meilleur moyen de vaincre le président sortant, Ali Bongo Ondimba.

 

Selon Zachary Myboto le Président de l’Union Nationale et initiateur de la démarche, « il s’agit d’une décision qui a été difficile à prendre. Durant trois jours nous nous sommes enfermés chez moi pour trouver un candidat unique. Puisque le Gabon passe avant tout, Il fallait sortir un nom qui est celui de Jean Ping ». CE dernier poursuit, expliquant ce sacrifice en critiquant avec virulence le PDG en place : « Cette exigence patriotique s’est imposée à nos candidats pour augmenter nos chances de parvenir à l’alternance en faisant bloc pour affronter un pouvoir totalitaire, arrogant et autiste qui tient à se maintenir coûte que coûte à la tête de notre pays ».

 

« Un choix obtenu presque au forcing après trois jours de discussion, de tractations entre les différents protagonistes », d’après le site d’information Gaboneco. D’après le journal, ce ralliement de dernière minute « montre bien la difficulté à laquelle ont été confrontés les tenants de cette candidature unique pour parvenir à un véritable front uni de l’opposition contre le candidat PDG. » Cette union permet néanmoins un rééquilibrage du rapport des forces en faveur de Jean Ping et de l’opposition. « La nation sera reconnaissante pour tous ceux qui ont signé l’acte politique qui démontre notre détermination à aller de l’avant pour libérer notre pays », s’est enthousiasmé l’intéressé.

 

Le front anti-Bongo n’a cependant pas fait l’unanimité dans l’opposition. Pierre-Claver Maganga Moussavou, l’ancien Premier ministre Raymond Ndong Sima manquent par exemple à l’appel. Cette candidature « en bloc » est néanmoins fragilisée par les révélations du site Mediapart, qui a dénoncé en juillet un système de corruption impliquant son fils, réfugié en Côte d’Ivoire, dans des affaires de commissions en contrepartie de l’octroi de marchés publics.

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