Des manifestants incendient l’Assemblée Nationale

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Des manifestants incendient l’Assemblée Nationale

L’élection présidentielle a pris un tour dramatique dans la nuit de mercredi 31 août au jeudi 1er septembre. Quelques heures seulement après l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba, des violences ont débuté à Port Gentil et Libreville – où l’Assemblée Nationale a été incendiée.

 

Les résultats de la présidentielle ont été rendus publics mercredi soir. Le ministre de l’Intérieur a donné les résultats fournis par la Cenap à 17h (heure de Paris), la commission électorale gabonaise. Ali Bongo a donc été réélu avec 49,80% des voix. Son adversaire Jean Ping obtient 48,23% des voix. Le taux de participation est de 59,46%. C’est le fort soutien de la population, notamment dans la province du Haut-Ogoué, berceau de la famille Bongo, qui aurait fait pencher la balance.

 

Jean Ping, l’ancien ministre aujourd’hui opposant, dénonce le résultat. Selon lui, les chiffres ont été manipulés notamment dans cette province du Haut-Ogooué, la région d’origine de la famille Bongo. Ali Bongo y a remporté plus de 95% des suffrages. Il faut néanmoins mettre ces accusations en perspective, tant le candidat y est populaire. Jean Ping revendiquait la victoire depuis plusieurs jours.

 

Les partisans de Jean Ping, qui n’a pas reconnu sa défaite, sont descendus par milliers dans les rues à l’annonce des résultats. Cela a donné lieu à des scènes de violence à Libreville et à Port Gentil – bien que la situation soit restée sous contrôle dans la seconde. Les heurts ont néanmoins dérapé à Libreville, malgré un important déploiement des forces de l’ordre. L’Assemblée nationale était en flammes hier soir après avoir été incendiée par des manifestants. « Tout le bâtiment est en train de prendre feu », a indiqué à l’AFP Yannick, présent sur les lieux.

 

Dans les « PK » (sortie de la ville), les quartiers Nzeng Ayong ou encore Nkembo, des détonations lourdes ont éclaté et des colonnes de fumée noires s’échappaient à plusieurs dizaines de mètres dans le ciel. Sur la voie express, qui contourne la capitale par l’est, des manifestants ont tenté de rejoindre le quartier général de Ping. Les plus énervés brûlaient ce qu’ils trouvaient sur leur passage.

 

Les violences ont touché d’autres points de la ville. Des heurts ont également touché l’immeuble du vice-Premier ministre Paul Biyoghe-Mba – qui a été incendié. A l’échangeur de Charbonnages, le centre commercial ABC mall a été vandalisé, ainsi que l’agence d’Ecobank à l’intérieur. Enfin, à plein ciel, un autre quartier populaire, des manifestants qui voulaient brûler une station-service ont été repoussés par les forces de sécurité. Des échauffourées s’en sont suivies pendant au moins une heure.

Commentaires

  1. Guy Ouiya dit :

    Ali bongo veut bruler le Gabon. Non seulemnet il a perdu les elections en plus il est VILAIN pour representer un pays. Que les gabonnais se reuninssent pour qu’il parte. Continuer la lutte et du courage. L’exemple du Pays des Hommes integres doit servir a toute l’Afrique.
    Du Courage mes freres et soeurs gabonnais.

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