Deux morts dans l’attaque du QG de Jean Ping

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Deux morts dans l’attaque du QG de Jean Ping

Après une nuit de chaos ayant mené à l’incendie de l’Assemblée Nationale à Libreville, les forces de sécurité ont pénétré dans le QG de campagne de leader de l’opposition Jean Ping, où des manifestants violents s’étaient retranchés. Les heurts qui s’en sont suivis ont provoqué la mort de deux personnes.

 

Une nuit de violences a suivi l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo. Des tirs étaient toujours entendus dans la soirée, alors que des véhicules transportant des policiers et des militaires sillonnaient la ville. Des scènes de pillages, sans violences, étaient rapportées dans des quartiers périphériques et les communications téléphoniques et internet ont été coupées. Les émeutes ont éclaté quelques minutes après la proclamation des résultats et l’Assemblée nationale a été incendiée, puis le QG de campagne de Jean Ping à Libreville avait été pris d’assaut par les forces de sécurité.

 

« Ils ont attaqué vers 1h (2h, heure française). C’est la garde républicaine. Ils ont bombardé par hélicoptères puis ils ont attaqué au sol. Il y a 19 blessés dont certains très graves », a déclaré Jean Ping par téléphone, précisant qu’il n’était pas sur les lieux. Plus tard, le bilan de ces affrontements s’est alourdi, faisant état de deux morts. Le candidat malheureux a demandé à « bénéficier des ambulances des services français militaires et civils présentes dans le pays ». Il a précisé avoir été en contact avec les responsables de l’ambassade de France. Le porte-parole du gouvernement, M Bilie-By-Nze, confirme, lui, la mort d’une personne.

 

Alain-Claude Bilie-By-Nze a affirmé que l’assaut visait des « criminels » qui avait incendié l’Assemblée nationale dans l’après-midi. « Des personnes armées qui ont incendié le siège de l’Assemblée nationale se sont repliées au QG de Jean Ping en même temps que des centaines de pilleurs et de casseurs. » Certains des manifestants responsables des pillages et des mises à sac qui ont frappé la capitale gabonaise durant la nuit se seraient en effet réfugiés dans le bâtiment pour échapper aux forces de l’ordre. Le porte-parole du gouvernement n’a pas précisé  le nombre d’interpellations. « Des arrestations de casseurs sont en cours », a-t-il déclaré.

 

Selon la commission électorale, le président sortant, 57 ans, a été réélu pour un deuxième septennat avec 49,80% des suffrages devant son rival Jean Ping (48,23%). L’écart enre les deux hommes est très réduit : 5594 voix, sur un total de 627.805 inscrits.

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