Le pape François se dit soucieux des risques de violence au Gabon

Le Gabon vu d'ailleurs

Le pape François se dit soucieux des risques de violence au Gabon

Au terme de l’Angelus ce dimanche 11 septembre, le Pape François a appelé les fidèles à prier pour le Gabon, exhortant au dialogue et au rejet de la violence.

 

Le pape François a fait montre de sa préoccupation à propos de la paix au Gabon. Au moment où le président sortant Ali Bongo et son principal Jean Ping revendiquent chacun la victoire, le principal représentant de la religion catholique a appelé ce dimanche les protagonistes à rejeter la violence et à avoir le sens du bien commun. « Je voudrais inviter à une prière spéciale pour le Gabon, qui traverse un moment de grave crise politique. Confions au Seigneur les victimes des affrontements et leurs proches », a déclaré le pape devant des milliers de fidèles réunis sur la place Saint-Pierre, à Rome.

 

« Je m’associe aux évêques de ce cher pays africain pour inviter les parties en présence à rejeter toute violence et à avoir toujours le bien commun pour objectif », a-t-il poursuivi. En début de mois, dans un message, Mgr Basile Mvé, président de la Conférence des évêques du Gabon s’est adressé au peuple gabonais, plaidant pour « une sortie imminente de la crise » en œuvrant en faveur de la réconciliation. « La situation post-électorale actuelle plonge une fois de plus notre pays dans une crise aiguë et multiforme », s’était-il désolé.

 

Cette mise en garde intervient deux jours après que l’opposant ait mis en garde contre « une instabilité durable et profonde » si la Cour constitutionnelle, qu’il venait de saisir pour contester le résultat officiel de l’élection présidentielle du 27 août dernier, ne lui donnait pas raison dans son contentieux électoral avec Ali Bongo. « Oui, je crains fort qu’un nouveau faux pas de la Cour constitutionnelle soit le facteur d’une instabilité profonde et durable du Gabon », a déclaré Jean Ping devant des centaines de ses partisans. Les émeutes qui ont suivi l’annonce, la semaine dernière, de la réélection d’Ali Bongo ont déjà fait trois morts d’après le ministère de l’intérieur gabonais- une dizaine selon l’opposition.

 

Pour rappel, les résultats officiels du scrutin, rendus publics le 31 août dernier, donnent la victoire au président sortant Ali Bongo avec environ 5.000 voix d’avance. Ce score est néanmoins contesté par son principal rival, Jean Ping, arrivé second avec 48,23% des suffrages. Des scènes de violences ont éclaté à Libreville et dans certaines autres villes du pays après cette annonce.

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