Deux nouvelles centrales hydroélectriques pour le Gabon

Economie

Deux nouvelles centrales hydroélectriques pour le Gabon

Le Fonds Gabonais d’Investissement Stratégique (FGIS) et le Groupe énergétique Eranove ont signé deux accords de développement électrique avec le Ministre d’Etat de l’Eau et de l’Energie et le Ministre de l’Economie gabonais. Ils visent à la construction de deux centrales hydroélectriques au Gabon.

 

Le Fonds Gabonais d’Investissements Stratégiques (FGIS), vecteur de mobilisation de ressources et acteur majeur de la stratégie de diversification de l’économie gabonaise, et le Groupe industriel Eranove, spécialisé dans la production d’électricité et d’eau potable ainsi que dans la gestion de services publics, ont signé deux conventions de concession avec la République Gabonaise. Les deux accords visent à la conception, le financement, la construction et l’exploitation de deux centrales hydroélectriques. Chaque convention de concession est conclue pour une durée de 30 ans.

 

Selon le communiqué, la centrale hydroélectrique de Ngoulmendjim, d’une puissance installée estimée à 73 MW (mégawatts), avec un productible annuel estimé de 500 gigawattheures (Gwh), sera située sur le fleuve Komo, à 125 km de Libreville. La centrale hydroélectrique de Dibwangui, sera quant à elle bâtie sur la rivière Louetsi, au sud-ouest du pays à 152 kilomètres de Mouila, capitale régionale de la Ngounié. Elle sera d’une puissance installée estimée à 15 MW et un productible annuel estimé de 90 Gwh.

 

Afin de mener à bien ces deux ce partenariats public-privé, les deux partenaires espèrent obtenir des prêts – la réalisation de ces installations, dont le coût est estimé entre 300 millions et 350 millions d’euros. Ils ont démarché, entre autres, la Société financière internationale (IFC – groupe de la Banque mondiale) et de Proparco (filiale de l’Agence française de développement). Eranove et le FGIS, doivent mener à bien plusieurs études préalables (relatives à l’impact environnemental, notamment) dans un délai d’un an environ, avant de se lancer dans la construction à proprement parler.

 

« Ces projets hydroélectriques contribuent à répondre à la volonté du gouvernement gabonais de sécuriser l’offre énergétique dans les grands centres urbains et péri-urbains du pays et d’accroître la part de l’hydroélectrique dans son mix énergétique dans le cadre de la vision 2025 Gabon Émergent », a expliqué Guy Bertrand Mapangou, ministre d’Etat de l’Eau et de l’Energie. « Les deux ouvrages pour lesquels nous signons ces conventions permettront d’augmenter la production électrique tout en garantissant la compétitivité de notre industrie grâce à un coût du kWh maîtrisé. Elles prouvent aussi notre capacité à mobiliser les investissements et l’expertise du secteur privé tout en préservant les intérêts publics », ajoute Régis Immongault, Ministre de l’Économie.

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