Bolloré rafle la mise au port d’Owendo

Economie

Bolloré rafle la mise au port d’Owendo

Les parts de Necotrans dans le capital de la société des terminaux de conteneurs du Gabon (STCG) viennent d’être acquis par Bolloré. Le groupe français devient ainsi le seul actionnaire.

 

Le Necotrans avait annoncé sa volonté de sortir de la Société des terminaux de conteneur du Gabon (STCG). Le groupe français spécialisé dans la logistique internationale avait annoncé vouloir se consacrer exclusivement à ses activités dans le vrac au Gabon, sa deuxième plus grosse filiale africaine. Les prétendants à la reprise de ses parts étaient nombreux. Plusieurs autres offres, dont celle de CMA CGM, avaient été déposée.

 

C’est finalement un autre groupe français, Bolloré Africa & Logistics, qui a mis la main sur les 49% que Neotrans possédait au sein de cette entité. Cette opération fait désormais de Bolloré, déjà détenteur de 49%, l’unique propriétaire du port d’Owendo. Les détails financiers de la transaction ne sont pas connus.

 

Le groupe, fondé par l’homme d’affaires Richard Talbot, a été contraint d’accélérer la cession de ses parts en urgence car il fait face à des difficultés financières critiques. Grégory Quérél, président directeur général de Necotrans a assuré qu’il n’en était rien, et que la crise était passée, en dépit du licenciement de plusieurs dizaines d’employés au Gabon. Pourtant, la cession s’est faite au pire moment pour lui.

 

Bolloré, bien au fait de l’état de son partenaire, a été le plus réactif. Les deux parties étaient toujours en contentieux concernant la concession du Port autonome de Conakry. Pour rappel, plusieurs appels aux investissements et levées de fonds ont été réalisés depuis cet été pour le port d’Owendo. Celui-ci souffrait en effet de ne pas être aussi compétitif, comparé à ceux de Douala, Kribi et Pointe-Noire, voisins. Le repreneur aura désormais les mains libres pour poursuivre cette modernisation.

 

Grace à cette nouvelle acquisition, Bolloré conforte sa présence dans le fret gabonais. Elle porte à quatre (STCG, SDV, SAGA et AFRITRAMP), le nombre de filiales présentes sur le territoire national. En outre, le groupe possède aujourd’hui la capacité d’interagir sur presque tous les pôles de transaction logistiques au Gabon : transport aérien, terrestre, maritime, services dédiés aux commodités, opérateur de terminal portuaire…

 

Une position de force qui ne plait pas à tout le monde. Plusieurs ONG voient d’un mauvais oel le renforcement de groupe, accusé de « pratiques anticoncurrentielles ». Des accusation qui ont trouvé des échos parmi ‘administration : «  Les marges pratiquées par les prestataires sont exagérées », avait reconnu le directeur général de l’Office des Ports et Rades du Gabon (Oprag), Rigobert Ikambouayat Ndeka.

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